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Karachi: l'enquête visant Sarkozy aura bien lieu

Nicolas Sarkozy, ici en mai 2012, fera l'objet d'une enquête afin de savoir s'il s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction dans le dossier Karachi.

Nicolas Sarkozy, ici en mai 2012, fera l'objet d'une enquête afin de savoir s'il s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction dans le dossier Karachi. - -

Nicolas Sarkozy pourra bien être visé par une enquête visant à déterminer si l'ancien chef de l'Etat s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction dans le dossier Karachi.

L'enquête judiciaire pour déterminer si Nicolas Sarkozy s'est rendu complice d'une violation du secret de l'instruction dans le dossier Karachi aura bien lieu. Le parquet général ne s'est pas pourvu en cassation contre un arrêt autorisant des juges à instruire ce dossier, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le parquet général, qui avait jusqu'à jeudi soir pour se pourvoir en cassation contre un arrêt du 3 octobre de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, ne l'a pas fait. L'enquête va être menée par trois juges parisiens.

Sans lien avec "la conduite des affaires de l'Etat"

Le 22 septembre 2011, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, venaient d'être mis en examen, la présidence avait expliqué dans un communiqué que "s'agissant de l'affaire dite de Karachi, le nom du chef de l'État n'apparaît dans aucun des éléments du dossier" et qu'"il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier".

Dans son arrêt, la cour d'appel de Paris a jugé qu'en l'espèce, Nicolas Sarkozy ne pouvait être protégé par le principe constitutionnel d'irresponsabilité du chef de l'Etat car ces actes n'étaient pas "en lien avec la conduite des affaires de l'Etat".

"Cela va conduire inéluctablement à la mise en cause de l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, ainsi que de tous ceux qui l'ont informé des éléments du dossier de l'affaire de Karachi, dans laquelle il est personnellement concerné comme ancien ministre du Budget d'Edouard Balladur, et où sa responsabilité peut également être recherchée", a commenté Maître Olivier Morice, l'avocat de familles de victimes de l'attentat de Karachi, à l'origine de la procédure.

M.K. avec AFP