BFMTV

Jean-Michel Gentil, le juge inflexible qui a mis en examen Sarkozy

L'une des rares images du juge Gentil, à Bordeaux.

L'une des rares images du juge Gentil, à Bordeaux. - -

PORTRAIT - On sait peu de chose sur le juge qui instruit l'affaire Bettencourt. Homme discret, il est un magistrat réputé rigide et rigoureux.

Du juge Jean-Michel Gentil, il n'y a que très peu d'images. L'homme qui, jeudi soir, a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, a tendance à fuir les médias.

Un bureau au sous-sol du Tribunal de grande instance de Bordeaux, stores baissés, vitres opaques, et dans le couloir des portes blindées à l’abris des yeux et des oreilles des curieux: le magistrat cultive le goût du secret, selon certains jusqu'à la paranoïa.

Sur la personnalité de celui qui instruit depuis fin 2010 la tentaculaire affaire Bettencourt, quasiment rien ne filtre. Si ce n'est quelques adjectifs: "rigide", "inflexible", "ni drôle, ni charismatique", mais "rigoureux".

Policiers et avocats dans son viseur

Dans les années 90, ce juge d'instruction aujourd'hui âgé de 52 ans s'est attaqué à des policiers et a démentelé les réseaux parisiens de proxénétisme. Il n'a pas hésité non plus à s'en prendre à des avocats comme Antoine Sollacaro, le conseil d'Yvan Collona, qu'il a mis en examen pour violation du secret de l'instruction en 2001.

Mais Jean-Michel Gentil est véritablement passé de l'ombre à la lumière avec le scandale Bettencourt, l'affaire de sa carrière. Quarante tomes de dossiers, 1.700 documents, et déjà deux ans d’instruction.

A LIRE AUSSI:

>> Sarkozy: "un coup judiciaire et politique"
>> Pour l'avocat de Sarkozy, "c'est de l'acharnement"

>> Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse

M. T. avec Mélanie Vecchio