BFMTV

"Je n'appelle pas à la guerre civile, je préviens": le gilet jaune Chalençon assume ses propos

Le gilet jaune Christophe Chalençon

Le gilet jaune Christophe Chalençon - Capture d'écran

La figure des gilets jaunes du Vaucluse Christophe Chalençon a maintenu ses propos polémiques ce vendredi soir sur Europe 1. Il avait notamment assuré auprès d'un média italien que des "paramilitaires étaient prêts à intervenir" pour faire tomber le gouvernement.

Il avait parlé de guillotine, de troupes paramilitaires prêtes à intervenir. Ce vendredi soir, Christophe Chalençon a assumé ses propos lors d'une interview pour Europe 1. Le gilet jaune du Vaucluse qui se voit en "donneur d'alerte", extrémiste "dans les mots et le combat", s'est expliqué:

"Je n'appelle pas à la guerre civile comme il a été dénoncé, je préviens", a-t-il assuré à nos confrères.

"J'irai au bout de mes convictions"

Lors d'une interview sur la télévision italienne La 7, dans l'émission Piazzapulita, Christophe Chalençon avait affirmé que "des paramilitaires étaient prêts à faire tomber le gouvernement". Il était interrogé notamment sur sa rencontre avec le vice-premier ministre italien Luigi Di Maio, le mardi 5 février à Montargis, et a ajouté, en fin d'entretien et hors caméras, des propos surprenants.

"Je sais que je risque beaucoup. Je peux me prendre une balle dans la tête à n'importe quel moment. Mais j'irai au bout de mes convictions, parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, Macron il sera passé à la guillotine", déclarait alors le gilet jaune dans cette séquence filmée en off par les journalistes italiens.

Des propos pour lesquels il pourrait être poursuivi pour "provocation directe non suivi d'effet", passible selon l'article 24 sur la liberté de la presse de cinq ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Manon Fossat