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Isabelle Balkany accuse la justice de "vouloir tuer" son époux

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Isabelle Balkany a réagi sur BFMTV à la décision de la Cour d'appel de Paris, ce lundi, de rejeter la troisième demande de remise en liberté déposée par son mari.

Ce lundi, la justice a choisi de rejeter, pour la troisième fois, la demande de remise en liberté déposée par Patrick Balkany, condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale et à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé en première instance. Dans la foulée, en début d'après-midi, sa femme, Isabelle Balkany, maire par intérim de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, a lâché ses coups devant nos caméras: "Je suis à la fois désespérée, et folle de rage. Désespérée car clairement j’accuse la justice de vouloir tuer mon époux."

Elle a poursuivi: "Il a déjà été dans une situation avec son pronostic vital en danger. Les médecins l’ont sauvé, le mot n’est pas trop fort. Il est aujourd’hui dans un état de fatigue, d’anémie – il a perdu 26 kilos – incroyable. Je ne peux plus supporter d’entendre sa voix tellement fatiguée. Et il y a aussi les dégâts psychologiques parce que lui qui a toujours eu un morale d’acier, là il est effondré. Je l’ai eu au téléphone, vos équipes étaient là, il est totalement effondré. Je suis désespérée car je le dis et je le répète : mon mari est en danger."

"Il ne sera pas aux audiences de février" 

Elle a également commenté les raisons avancées par la cour d'appel de Paris:

"Une fois encore a été écrite la peur d’une fuite à l’étranger. Décidément, la justice française a le syndrome Ghosn à une échelle qui me paraît démente, que soi-disant nous aurions des biens à l’étranger. Nous n’en avons plus. Nous n’avons plus rien ni à l’étranger ni en France et tout le monde l’a certifié, assuré à la présidente de la Cour d’appel. Si l’objectif est qu’il assiste aux audiences du mois de février, il n’y sera pas car il est physiquement incapable d’y être."

Le ministère de la Justice a toutefois observé, après les déclarations d'Isabelle Balkany, que les conditions de détention de son mari étaient conformes à son état de santé et que ce dernier faisait l'objet d'un suivi particulier, au même titre que les autres détenus malades. 

Robin Verner