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Incendies dans le Gard: feu "maîtrisé" mais sous surveillance ce samedi matin

Des incendies ravagent le Gard depuis mardi

Des incendies ravagent le Gard depuis mardi - Pascal GUYOT / AFP

Près de 450 pompiers ont lutté toute la nuit contre le feu de forêt de Générac qui ravage le Gard depuis mardi. Ce samedi matin la situation est sous contrôle mais les conditions météorologiques rendent le risque de reprise important.

Le feu à Générac dans le Gard qui a brûlé depuis mardi plus de 800 hectares de forêt et au cours duquel le pilote d'un bombardier d'eau a perdu la vie vendredi a été "maîtrisé" ce samedi matin, mais reste "sous surveillance", ont annoncé les pompiers.

"Les opérations se sont poursuivies toute la nuit, le feu est fixé mais reste sous surveillance. 449 sapeurs-pompiers et 140 véhicules restent engagés pour éviter tout risque de reprise", ont expliqué les pompiers du Gard dans un communiqué.

A Vauvert, où un autre feu s'était déclenché, les opérations d'extinction et de noyage se sont poursuivies toute la nuit. De nombreux points chaud ont été traités. "Le feu n'a pas progressé mais reste sous étroite surveillance", a indiqué la même source. "Aucune victime et aucune habitation n'a été touchée", précisent les secours. Un troisième incendie à Montignargues a été éteint après avoir brûlé 11 hectares. Une surveillance a été maintenue toute la nuit.

Situation météorologique défavorable

"La situation météorologique reste particulièrement défavorable et toutes les conditions sont réunies pour que de nouveaux feux puissent survenir", souligne le Service départemental d'incendie et de secours dans son dernier bulletin.

Le feu qui avait ravagé 500 hectares mardi et mercredi à Générac avait repris vendredi après-midi, dévorant encore plus de 319 hectares en quelques heures. Un pilote de Tracker est mort vendredi dans le crash de son avion alors qu'il était en opération de secours.

Origine criminelle

Pour le maire de la commune Frédéric Touzellier, l'origine criminelle de l'incendie ne fait aucun doute:

"Ce sont des départs de feu qui ne sont pas arrivés inopinément. Trois en peu de temps. On est complètement dépassé, il faut essayer de gérer au mieux mais c'est compliqué, il y a du vent et il fait chaud", explique Frédéric Touzellier à BFMTV.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est attendu ce samedi aux alentours de 11 heures à Générac.

Manon Fossat avec AFP