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Incendie de Notre-Dame: le feu a t-il entraîné une pollution de l'air?

Une épaisse fumée s'est dégagée lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris

Une épaisse fumée s'est dégagée lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Airparif n'a pas relevé de conséquences immédiates sur la qualité de l'air.

Une épaisse fumée s'est propagée dans le ciel de Paris lundi soir, lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris. Par mesure de précaution, notamment pour éviter les risques d'intoxication, les habitations proches ont été évacuées. Néanmoins Airparif n'a pas relevé de dépassement de seuil, ce qui suggère une pollution très localisée. L'organisme souligne ses limites dans l'évaluation de ce genre de sinistre, notamment sur les mesures du plomb.

"Sur l'île Saint-Louis et l'île de la Cité, l'incendie a provoqué le rejet d'une quantité très importante de particules, liées à la combustion de la charpente en bois, et du plomb présent sur la toiture", a indiqué Airparif dans un communiqué.

Mais sur les 5 stations de mesures autour de cette zone (Beaubourg, quai des Célestins, rue Bonaparte, boulevard Haussmann et place de l'Opéra), les niveaux des polluants surveillés, comme les particules fines, "n'ont pas augmenté", ni sur les sites plus éloignés. "Ce qui tend à confirmer que cet impact serait plutôt localisé sur les zones avoisinants l'incendie", estime l'organisme de surveillance de la qualité de l'air.

Difficultés à évaluer l'impact local

Mais il n'est ni dans ses moyens ni dans son mandat de réaliser les mesures "très spécifiques" qui permettraient d'évaluer l'"impact local" d'un tel événement. Les conditions météorologiques "particulièrement dispersives avec un vent de est-sud-est de 3m/s" ont permis d'éviter une stagnation de la pollution, a d'autre part noté Airparif, précisant que le panache de fumée avait suivi le "couloir de la Seine".

L'organisme n'est d'autre part pas non plus tenu de mesurer la présence du plomb, mais continue malgré tout de le faire. En revanche, les seuils étant en deçà du détectable par les capteurs depuis la suppression de l'essence plombée, les résultats ne sont pas disponibles en temps réel comme pour d'autres polluants. "Les résultats des analyses en laboratoire ne pourront être connus au mieux que dans quelques jours", a-t-il précisé.

Cyrielle Cabot avec AFP