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Incendie à Vitrolles: "On a pris le peu d'affaires qu'on avait et on est partis"

Vitrolles fait partie des communes touchées par le grave incendie qui sévit au nord de Marseille depuis mercredi. Dans la soirée, face à l'avancée des flammes, 500 habitants ont été évacués et accueillis dans des gymnases de la ville.

Surpris par l'avancée du feu, ils ont quitté leur domicile dans la précipitation. Mercredi soir, à Vitrolles, une commune située au nord de Marseille et la plus touchée par le violent incendie qui frappe les Bouches-du-Rhône depuis mercredi, secours et pompiers ont mis en place l'évacuation de plusieurs centaines d'habitants, par prévention.

500 habitants hébergés dans des gymnases

Selon le maire de Vitrolles Loïc Gachon, interrogé ce jeudi matin sur BFMTV, 500 personnes ont ainsi été évacuées et accueillies pour la nuit dans des gymnases. Beaucoup sont arrivées à pied, et dans la précipitation. 

"Les haut-parleurs sont passés dans la rue et nous ont dit 'il faut évacuer'. On a pris le peu d'affaires qu'on avait, le strict minimum, et on est partis, on est venus ici", témoigne une riveraine, installée pour la nuit dans l'un des gymnases. 

Très vite, la solidarité s’est enclenchée. La Croix-Rouge a apporté moyens techniques et humains, tandis que la grande distribution a fourni des vivres. Toute la nuit, des dizaines de bénévoles ont procuré confort et réconfort à des personnes très choquées. "Il y a des personnes qui sont inquiètes parce que les incendies sont assez forts et impressionnants. Donc on est là pour les rassurer du mieux que l'on peut", explique Reynald Stevens, équipier secouriste de la Croix-Rouge Aix-en-Provence, au micro de BFMTV.

Des routes impraticables

Aux habitants de la région s’ajoutent les naufragés de la route. Bidine et ses amis voulaient rentrer à Aix-en-Provence, mais en s'engageant sur la route, ils sont tombés sur un barrage de policiers, qui leur ont demandé de faire demi-tour.

"Il y avait trop de flammes, trop de fumée, et ils nous ont dit de partir. On pourrait rester dans la voiture mais le problème c'est qu'il y a du vent et vu qu'on est proche du feu, il y a des cendres qui viennent sur nous", explique le jeune homme.

Les voici donc aux côtés des autres réfugiés, à l’abri du danger pour la nuit. S’ils pourront sûrement reprendre la route au réveil, l’avenir des habitants de la région est plus incertain. La mairie de Vitrolles leur a déconseillé de revenir chez eux tant que la situation n’est pas stabilisée.
A.S. avec Maya-Anaïs Yataghène et Emma Arnau