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Incendie à Marseille: l'enquête s'oriente vers une piste criminelle

Après l'incendie qui a fait trois morts ce samedi matin dans un immeuble de Marseille, l'enquête se dirige désormais vers la piste criminelle selon le parquet.

Après l'incendie qui a fait trois morts ce samedi matin à Marseille, l'enquête s'oriente vers la piste criminelle a annoncé la procureure de Marseille, Dominique Laurens selon nos confrères de l'AFP.

"Nous avons au moins l'existence de deux départs de feu, l'un au sixième étage, l'autre dans la cage d'escalier. Ce qui nous fait partir sur une piste criminelle", a déclaré la procureure lors d'un point presse, s'inquiétant de la situation très tendue sur place entre des Nigérians squattant la résidence et des trafiquants de drogue.

L'incendie s'était déclaré tôt ce matin dans un immeuble appartenant à un bailleur social mais en partie squatté. Trois migrants nigérians sont morts après s'être défenestrés. Deux personnes sont en état d'urgence absolue, un enfant de deux ans et demi est lui gravement brûlé.

Les victimes auraient donc "totalement paniqué" voyant que la cage d'escalier était hors d'usage, raconte la procureure. Pourtant les marins-pompiers, prévenus à 5H23 sont arrivés six minutes plus tard.

Ce bâtiment de la cité des "Flamants", situé dans le 14e arrondissement, l'un des plus pauvres de la deuxième ville de France, était voué à être détruit dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine. Dans l'immeuble incendié, un seul locataire de logement social restait. Le reste du bâtiment était largement squatté par des migrants de la communauté nigériane.

"La situation est extrêmement tendue"

La cage d'escalier était par ailleurs un point de deal notoire, avec des prix de stupéfiants indiqués sur les murs, a précisé la procureure.

"En l'état, les motifs nous ne les connaissons pas mais sur place la situation est extrêmement tendue", a reconnu Dominique Laurens qui a appelé au calme et lancé un appel à témoins.

La communauté nigériane est très remontée contre les trafiquants qu'elle accuse d'être à l'origine du drame. "C'est une rumeur, maintenant il faut l'objectiver par des témoignages", a insisté Dominique Laurens.

L'enquête a été ouverte des chefs de destruction, dégradation de biens par incendie ayant entraîné la mort, des mutilations ou infirmités. La police judiciaire est chargée de l'enquête.

G.H. avec AFP