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Incendie à Aubervilliers: la piste criminelle privilégiée

Une photo de l'intervention des pompiers prise par un témoin BFMTV.

Une photo de l'intervention des pompiers prise par un témoin BFMTV. - -

La piste criminelle est privilégiée dans l'enquête sur l'incendie qui a fait deux morts et quatre blessés graves samedi à Aubervilliers, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Bobigny.

Deux femmes, dont une enceinte, sont mortes samedi soir dans l'incendie d'un immeuble d'habitation à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), près de Paris. Une origine criminelle est périvilégiée, annonce ce dimanche soir le parquet de Bobigny.

"On privilégie la piste criminelle dans l'état actuel des constatations", a indiqué à l'AFP un porte-parole. Aucune trace d'hydrocarbure n'a été retrouvée sur place, mais "il y a forcément eu un agent extérieur" à l'origine de cet incendie, a affirmé cette source. "C'est parti de deux poussettes qui étaient dans un local au rez-de-chaussée", a encore précisé cette source, puis l'incendie s'est propagé rapidement jusqu'à la toiture. Une conduite de gaz a fondu sous l'effet de chaleur, expliquant en partie cette vitesse de propagation, a souligné le parquet.

Un autre incendie criminel mortel en 2013

Ce violent incendie s'est déclenché vers 20h samedi soir dans une des cages d'escalier d'un immeuble en brique années 30 situé dans le centre d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, près de Paris.

Deux femmes, âgées de 30 et 40 ans, dont l'une était enceinte, ont trouvé la mort en sautant par la fenêtre pour échapper aux flammes.

En mars 2013, l'immeuble avait déjà subi un incendie criminel qui avait fait trois morts, des migrants égyptiens qui occupaient un squat. Le principal suspect, un Égyptien d'une trentaine d'années, avait été mis en examen et écroué pour "assassinat" en mai 2013. Il est accusé d'avoir répandu et mis le feu à du liquide inflammable dans ce squat au cours d'une rixe entre occupants.

M. P. avec AFP