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Ile d'Oléron: le corps retrouvé est bien celui d'Alexia

Les analyses ADN ont confirmé ce samedi que le corps retrouvé jeudi sur l'île d'Oléron, en Charente-Maritime, est bien celui d'Alexia, la lycéenne de 15 ans disparue début février.

Le corps retrouvé jeudi sur l'île d'Oléron, en Charente-Maritime, est bien celui de l'adolescente disparue depuis un mois. La procureur l'a confirmé ce samedi en fin de matinée: les analyses ADN correspondent à celles d'Alexia Silva Costa. Une information judiciaire doit être ouverte pour homicide volontaire.

Dès vendredi, les espoirs de retrouver vivante la jeune fille s'étaient amenuisés. "La physionomie et les vêtements" correspondent à l'adolescente disparue, avait annoncé Isabelle Pagenelle, la procureure de la République de La Rochelle dans un communiqué. Une première autopsie semblait écarter, a priori, des "violences sexuelles".

Le corps découvert dans un trou d'eau

Une enquête préliminaire pour homicide volontaire avait été ouverte, confiée à la Section de recherches de Poitiers. Le corps avait été découvert sur la commune de Saint-Trojan, dans un trou d'eau, recouvert par des branchages.

"Le corps était dissimulé, avec beaucoup de soins, sous des végétaux rendant ainsi sa découverte particulièrement difficile lors des précédents passages", expliquait alors Isabelle Pagenelle.

Elle envoie un SMS et son portable cesse d'émettre

Alexia Silva Costa, âgée de 15 ans, s'était volatilisée le 1er février dernier à la sortie du lycée, le Centre expérimental pédagogique maritime en Oléron de Saint-Trojan-les-Bains, au sud de l'île, où elle était scolarisée en classe de seconde. 

La jeune fille avait été aperçue pour la dernière fois vers 17h30-18 heures alors qu'elle quittait, à pied, l'établissement. Elle avait envoyé un SMS banal pour prendre des nouvelles d'un ami, qui lui avait répondu. Puis son portable avait cessé d'émettre. Seuls son sac et son vélo avaient été retrouvés.

Près de 80 personnes auditionnées

D'intenses recherches, menées dès le lendemain, avaient mobilisé d'abord une quarantaine de gendarmes, puis une centaine d'élèves-gendarmes, des plongeurs, un hélicoptère, des maîtres-chiens et quelque 200 habitants de l'île. En vain. 

Au total, près de 80 personnes avaient été auditionnées à la fin février. Fugue, enlèvement ou mauvaise rencontre, les gendarmes continuaient ces dernières semaines d'explorer toutes les pistes. Mais le père d'Alexia, Manuel Silva Costa, confiait fin février que les enquêteurs semblaient écarter désormais la thèse de la fugue, privilégiant la mauvaise rencontre ou l'enlèvement.

"Grande souffrance"

Vendredi, il a expliqué avoir été informé jeudi soir par les gendarmes de la découverte du corps, et du fait que "peut-être c'est Alexia". "Je n'ai aucune confirmation", a-t-il ajouté, la voix brisée, se disant "en grande souffrance, en grande détresse". "Mais je dois continuer, j'ai une autre fille", a-t-il confié.

En marge de cette affaire, un homme a été mis en examen en début de semaine pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux", dans une histoire de "corbeau", selon une source judiciaire.

Dans une procédure distincte de l'enquête sur Alexia, l'homme, habitant de l'île, avait été interpellé après une lettre anonyme dénonçant un autre Oléronais comme ayant une responsabilité dans la disparition de la lycéenne. L'homme désigné dans le courrier a été mis hors de cause, mais l'auteur de la lettre, identifié par son ADN, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Il aurait agi par vengeance à la suite d'un différend personnel.

la rédaction avec AFP