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Hayange: l'administration pénitentiaire avait signalé à la justice le comportement violent du suspect

INFO BFMTV - Un rapport indiquant que Stéphanie s'était disputée avec son compagnon au moment où il était incarcéré avait été transmis aux autorités judiciaires.

Stéphanie, tuée de plusieurs coups de couteau lundi matin à Hayange (Moselle), avait eu une altercation au parloir avec son compagnon alors que celui-ci était incarcéré, a-t-on appris ce mercredi.

Les faits ont eu lieu le 25 février 2021 et avaient été consignés dans un rapport rédigé par l'administration pénitentiaire. Selon nos informations, le rapport avait été transmis aux autorités judiciaires et au juge d'application des peines de Metz qui avait refusé ensuite en première instance, le 17 mars 2021, son aménagement de peine sous bracelet électronique.  

Ce magistrat avait motivé également son refus par le fait que sa détention se passait mal et que le juge doutait de sa capacité à se soumettre aux obligations de l'aménagement de peine et du bracelet électronique.

Le détenu avait fait appel

Le détenu avait ensuite fait appel de cette décision. C'est devant la cour d'appel de Metz qu'il avait obtenu son aménagement de peine, le 23 avril dernier. L’homme avait bénéficié d’un aménagement de peine et était sorti de prison le 13 mai dernier pour finir de purger sa peine à domicile sous bracelet électronique. Stéphanie a été tuée 11 jours plus tard.

Pourquoi les magistrats de la cour d'appel ont-ils accepté sa sortie sous bracelet à la vue du dossier pénitentiaire du détenu? Cela reste à éclaircir, notamment par la mission d'inspection diligentée par 3 ministres ce mercredi. 

Le suspect à l'origine du féminicide à Hayange a été mis en examen ce mercredi pour "homicide par conjoint" et placé en détention provisoire. La femme qui l'avait hébergé pendant sa fuite a été placé sous contrôle judiciaire. 

Mélanie Bertrand avec Clément Boutin