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Grande-Synthe: la préfecture ordonne la fermeture du centre chiite "Zahra"

Le centre chiite "Zahra" à Grande-Synthe.

Le centre chiite "Zahra" à Grande-Synthe. - Philippe HUGUEN / AFP

Lundi, le préfet du Nord a ordonné la fermeture du centre chiite "Zahra".

Le préfet du Nord a ordonné la fermeture du centre chiite "Zahra" à Grande-Synthe près de Dunkerque, accusant ce lieu de culte de contribuer à "la diffusion de l'islam radical chiite à l'échelle européenne", selon un arrêté consulté mercredi par l'AFP.

"Est prononcée pour une durée de six mois la fermeture du lieu de culte "Centre Zahra" ", peut-on lire dans cet arrêté daté du 15 octobre et signé par le préfet Michel Lalande. Les locaux du centre avaient fait l'objet au début du mois d'une vaste opération antiterroriste impliquant quelque 200 policiers, à l'issue de laquelle trois personnes avaient été placées en garde à vue.

La préfecture redoute un "endoctrinement de la jeunesse"

Ce dernier considère notamment que "le lieu de culte hébergé dans le centre Zahra diffuse des messages légitimant ouvertement le jihad armé" et qu'il "se livre en permanence à une propagande" incitant "à la haine, à la discrimination et à la violence". La "référence constante aux ouvrages et à la doctrine de l'ayatollah Khomeini" est également dénoncée, comme l'indique Le Figaro qui aussi eu accès au texte. La préfecture redoute un "endoctrinement de la jeunesse" fréquentant le centre et baignant dans une "apologie constante" d'organisations comme "le Hamas, le Djihad islamique palestinien ou la branche armée du Hezbollah". Le préfet a aussi étayé son propos en évoquant des "vidéos comportant des chants guerriers" et un "poème glorifiant la lutte et la mort en martyr". Selon le texte préfectoral enfin, Israël est décrit par le centre Zahra comme "une création démoniaque devant être rayée de la carte", et "responsable des attentats terroristes" de Daesh. 

Le 2 octobre, les locaux du centre avaient fait l'objet d'une vaste opération antiterroriste, à l'issue de laquelle trois personnes avaient été placées en garde à vue. Les perquisitions administratives avaient débouché sur la découverte d'armes à feu détenues illégalement. Le lendemain, le trésorier de l'association avait été placé en détention provisoire en attendant son procès pour détention illégale de deux armes à feu, renvoyé au 24 octobre. L'opération a été lancée à la suite du "soutien marqué" à "plusieurs organisations terroristes" des dirigeants de l'association, dont les avoirs ont été gelés.

B.L. avec AFP