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Fiona: la mère "sous l'emprise" de Berkane Maklouf?

Cécile Bourgeon, victime ou femme machiavélique?

Cécile Bourgeon, victime ou femme machiavélique? - -

Plusieurs témoignages de proches de la mère de Fiona attestent d'une relation violente entre elle et son compagnon, et accusent en filigrane le beau-père d'être le seul responsable du drame.

Les jours passent, et les langues se délient. Petit à petit se dessine le portrait de la mère de Fiona, Cécile Bourgeon, une femme de 25 ans visiblement victime de l'influence de son compagnon, Berkane Maklouf. Un homme réputé pour sa violence et mis en examen, comme elle, pour la mort de la fillette.

Des amies de la jeune femme, rencontrées par BFMTV, refusent de condamner celle qui pleurait la disparition mystérieuse de sa fille devant les caméras alors que, de son propre aveu, Fiona reposait déjà sous terre. "Elle avait peur de son compagnon. C'était une femme simple, fragile, faible, seule", racontent-elles.

Lundi, dans Le Parisien, la mère de Cécile Bourgeon confirme cette facette de sa fille. "Sur le coup, je n'ai rien vu. Rétrospectivement, je me rends compte qu'elle était sous l'emprise de Berkane. Elle avait l'air fatigué, elle ne disait rien."

"C'est ma fille, je l'aime et je continuerai à l'aimer"

A ce tableau noir s'ajoutent deux autres pans, évoqués par les amies de Cécile Bourgeon sur BFMTV: la violence conjugale et la toxicomanie. "Les gens n'imaginent pas ce que ça peut faire, un mec qui te frappe. Pourquoi elle s'est tue? Parce que la violence d'un homme face à une femme, ça peut être dur", confie l'une. "Berkane, je l'ai vu faire, il l'a forcée à prendre des produits devant moi (des stupéfiants, ndlr). Elle voulait se sortir de tout ça", indique une autre.

La mère de la jeune femme semble n'avoir jamais pris conscience de la détresse de sa fille. "Cécile était en retrait, prostrée, et s'était mise à porter un foulard sur la tête. Elle avait sans doute peur de lui. Mais je ne l'avais pas réalisé." Sur son beau-fils, elle en savait pourtant beaucoup. "On avait appris son parcours, sa toxicomanie, son casier judiciaire. Il ne s'en cachait pas mais il avait dit qu'il voulait désormais travailler. On a voulu lui faire confiance, mais il nous a bien menés en bateau", regrette-t-elle.

Ce passé de victime suffira-t-il à expliquer les actes pour lesquelles Cécile Bourgeon a été mise en examen, comme la non-assistance à personne en danger ou encore le recel de cadavre? La justice devra en décider. Quoi qu'il en soit, sa mère est décidée à rester à ses côtés. "C'est ma fille, je l'aime, et je continuerai à l'aimer. Aujourd'hui, elle n'a plus que moi."

Alexandra Gonzalez