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Étudiante poignardée à Marseille: un adolescent mis en examen et écroué

Image d'illustration - Le mineur a été arrêté le 3 juin par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire

Image d'illustration - Le mineur a été arrêté le 3 juin par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire - AFP

Le jeune homme a été mis en examen pour "meurtre ayant pour objet de préparer ou faciliter un délit". En l'occurrence le vol du téléphone portable de la victime.

Un adolescent, interpellé début juin, a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi pour le meurtre de l'étudiante poignardée le 17 mars devant l'hôpital de La Timone à Marseille, a appris jeudi l'AFP de source proche de l'enquête et auprès du parquet.

Son ADN retrouvé sur les affaires de la victime

Le mineur de 17 ans a été mis en examen pour meurtre ayant pour objet de préparer ou faciliter un délit, en l'occurrence le vol du téléphone portable de la victime. Le téléphone de l'étudiante n'avait pas été retrouvé sur elle, mais le vol n'avait pas immédiatement été considéré comme le motif du drame.

Le suspect avait été interpellé le 3 juin par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire, après avoir été identifié par son ADN, retrouvé sur des affaires de la victime. Il a été placé en détention provisoire après avoir demandé un délai dans l'attente du débat différé, prévu en début de semaine prochaine, a précisé le parquet. Le jeune homme nie les faits.

"A Marseille on peut mourir pour un portable"

Étudiante en 2e année d'anthropologie à la faculté d'Aix-Marseille, Marie-Bélen, 21 ans, avait été agressée à la sortie du métro La Timone, devant l'hôpital du même nom, vers 21h, le dimanche 17 mars. Appelés aussitôt par des passants, les marins-pompiers avaient trouvé la victime gravement blessée au thorax, en arrêt cardio-respiratoire. Elle était décédée une heure plus tard à l'hôpital de La Timone.

Cette agression avait été largement commentée par les élus locaux, notamment Samia Ghali (PS) : "Aujourd'hui à #marseille on peut mourir pour un portable ou un regard...", avait-elle estimé sur Twitter. 

Marine Le Pen, de passage dans les Bouches-du-Rhône dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, avait largement utilisé ce fait divers pour stigmatiser "une société livrée à l'ensauvagement".

Salomé Vincendon avec AFP