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Etablissements scolaires incendiés à Béziers: un mineur de 15 ans mis en examen

Une école et deux salles de classe d'un collège ont été incendiées jeudi soir, à Béziers. Ce dimanche, un jeune homme a été mis en examen et placé en détention provisoire pour violences aggravées, dégradations par incendie et association de malfaiteurs.

L'enquête pour identifier les auteurs des incendies qui ont ravagé l’école Tamaris et deux salles de classe d’un collège à Béziers avance. Un adolescent de 15 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire ce dimanche soir pour violences aggravées, dégradations par incendie et association de malfaiteurs, a indiqué le parquet de Béziers.

Le jeune homme a été interpellé dès vendredi soir, au lendemain des incendies, alors qu’il lançait des projectiles sur des policiers en surveillance devant l’établissement scolaire sinistré, précise Le Parisien. Durant sa garde à vue, le suspect a reconnu avoir été présent durant les échauffourées jeudi soir mais a nié toute implication dans les incendies.

Connu des services de police

Le jeune homme est déjà connu des services de police pour des faits "dégradations par incendies commis en 2017, déjà à l’occasion de la soirée de Halloween alors qu’il avait 13 ans", a indiqué au quotidien Raphaël Balland, procureur de Béziers.

Les violences ont éclaté jeudi vers 22h30, en pleine fête d’Halloween. Un début d'incendie s'est déclaré dans le collège Katia et Maurice Kraft, dans le quartier défavorisé de La Devèze, à l'est de la ville de Béziers. À une centaine de mètres de là, l’école Tamaris a également pris feu: une douzaine de salles ont été lourdement endommagées dont deux totalement détruites, selon les pompiers de l'Hérault.

A leur arrivée sur les lieux, les policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac) ont été "pris à partie à distance par 20 à 30 individus aux visages dissimulés", qui leur ont jeté "des pierres, pétards et projectiles divers", a précisé le procureur le soir des débordements. L’enquête, conduite par la police judiciaire de Montpellier, se poursuit pour identifier d’autres auteurs éventuellement impliqués dans ces brasiers.

Ambre Lepoivre