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Essonne: au moins six plaintes pour une série de vols dans les RER C et D

Les RER C et D, dimanche matin, entre différentes gares de l'Essonne ont été le théâtre de vols en série.

Les RER C et D, dimanche matin, entre différentes gares de l'Essonne ont été le théâtre de vols en série. - Miguel Medina

Les individus qui ont dépouillé dimanche une rame du RER D en gare de Juvisy-sur-Orge, dans l'Essonne, venaient d'en faire de même à Saint-Michel-sur-Orge, a révélé mercredi le procureur de la République à Evry.

De nouveaux éléments dans l'affaire des vols en série en gare de Juvisy-sur-Orge. Selon le procureur de la République à Evry, qui a donné une conférence de presse mercredi, la bande qui a agressé dimanche une rame entière du RER D avait procédé au même scénario dans une autre gare de l'Essonne une demi-heure plus tôt. Voici retracé le film des événements.

Les agresseurs, "certainement âgés de 16 à 25 ans", ni masqués ni cagoulés, sont montés dans une rame du RER C "peu après 4h30 du matin (dimanche dernier, Ndlr) en gare de Saint-Michel-sur-Orge" et se sont "vraisemblablement" répartis entre deux wagons, selon les images recueillies sur des bandes vidéos, a expliqué le procureur Eric Lallement.

Des "coups de poings" pour les récalcitrants

Ils commettent alors plusieurs vols, "surtout de portables, d'Ipod, mais aussi de portefeuilles", et portent des "coups de poing" aux passagers qui opposent leur résistance, a-t-il poursuivi. Pour ces faits, quatre victimes ont été identifiées et ont porté plainte.

Puis, arrivé vers 5h à Juvisy-sur-Orge, le groupe change de quai et prend la direction de Paris via le RER D. Les suspects y font au moins deux nouvelles victimes jusqu'à la gare de Vigneux-sur-Seine, toujours dans l'Essonne.

D'autres victimes pourraient se déclarer

Parmi elles, une jeune fille âgée de 17 ans, a immédiatement porté plainte au commissariat de Montgeron après s'être fait voler son téléphone, indiquant aux policiers l'existence d'une troisième victime, qui n'a "pas encore été identifiée", a précisé le procureur.

S'il n'y a toujours pas eu d'interpellations, les enquêteurs espèrent pouvoir utiliser "d'autres éléments de vidéos et les traces ADN des agresseurs retrouvées sur les vêtements des victimes", a-t-il ajouté. "Il n'est pas exclu, non plus, que d'autres plaignants se déclarent".

"Nous procédons actuellement à la collecte et au recoupement des plaintes déposées dans différents commissariats d'Ile-de-France", avait dit une source policière.

Pas de rapport avec l'attaque du RER à Grigny en 2013 

Pour l'heure, le procureur exclut tout parallèle avec l'attaque du RER D en gare de Grigny, dans ce même département de l'Essonne, en mars 2013. "On n'a pas le sentiment d'un groupe identifié en provenance d'un lieu unique, constitué en bande plus ou moins organisée", a-t-il déclaré.

Il y a deux ans, sur cette même ligne, une vingtaine de jeunes gens, mineurs pour la plupart, avaient tiré la sonnette d'alarme à hauteur de Grigny avant de dévaliser les voyageurs.

"On est loin de l'attaque de la diligence mais plutôt sur la piste d'une douzaine de jeunes rentrant de soirée et piquant des portables ici ou là", avec un trajet assez long emprunté par le groupe, avait estimé une autre source policière.

"Il serait hasardeux d'établir un parallèle entre cette affaire, certes grave, et les faits commis en gare de Grigny en mars 2013", avait souligné mardi la préfecture de l'Essonne dans un communiqué. La Sûreté régionale des transports est chargée de l'enquête.

M.G. avec AFP