BFMTV

Enquêtes confiées à l'IGPN: "Je n’ai pas à expliquer les décisions du procureur", assure Castaner

Christophe Castaner le 7 novembre 2019 à Paris

Christophe Castaner le 7 novembre 2019 à Paris - Capture d'écran BFMTV

En moins d'un an, l'Inspection générale de la police nationale a été saisie 313 fois pour des violences policières présumées.

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes il y a presque un an, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie 313 fois pour enquêter sur des violences policières présumées. À Paris, le parquet a confié 212 enquêtes à l'IGPN. Parmi elles, 146 ont été clôturées par les enquêteurs et une cinquantaine classées sans suite.

"Partout où il était possible de caractériser les éléments d’une faute, les éléments ont été confiés au procureur et celui-ci a pu s’engager à poursuivre", a commenté ce jeudi Christophe Castaner lors d'un point presse à Paris.

"La justice fait toujours son travail"

Le ministre de l'Intérieur a assuré que chaque plainte faisait l'objet d'une enquête, refusant de commenter les décisions des procureurs lors d'éventuels classement sans suite, le sort subit par la plainte de la mère d'un adolescent dont la mâchoire avait été fracturé par un tir de LBD à Strasbourg en janvier dernier.

"La justice fait toujours son travail, qu’il s’agisse d’éléments reprochés aux forces de l’ordre ou de personnes qui s’en sont pris à nos institutions qui ont mis en jeu la vie de nos policiers (...). Je n’ai pas à expliquer les décisions du procureur, mais j’en prends acte", a assuré Christophe Castaner.

Deux policiers ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel après une enquête de l'IGPN, a-t-on encore appris ce jeudi. L'un est accusé d'avoir giflé un manifestant tandis que l'autre a été filmé lançant un pavé en direction de la foule de protestataires.

G.D.