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Enlèvement à Nice: les ravisseurs auraient pris contact avec la famille de Jacqueline Veyrac

Jacqueline Veyrac, 76 ans, a été enlevée lundi 24 octobre à Nice

Jacqueline Veyrac, 76 ans, a été enlevée lundi 24 octobre à Nice - BFMTV

Les ravisseurs de Jacqueline Veyrac, la femme d'affaires enlevée ce lundi à Nice, sont entrés en contact avec la famille. Pour le moment, aucune rançon n'aurait été exigée.

Les ravisseurs de Jacqueline Veyrac sont entrés en contact avec la famille de la femme d'affaires lundi après-midi, le jour même de son kidnapping, selon Sophie Jonquet, l'avocate de la famille contactée par BFMTV, confirmant une information de 20 minutes.

Pour le moment, la famille, toujours très inquiète, ne souhaite pas s’exprimer, 24 heures après le kidnapping de Jacqueline Veyrac. "Vraisemblablement c’est un rapt crapuleux contre rançon", estime Dominique Rizet, spécialiste police-justice à BFMTV, notant que cette opération est "vouée à l'échec".

"En France, on ne paie plus les rançons", assure-t-il, rappelant que la dernière fois qu'une rançon avait été payée c'était en 1960.

Une tentative de rapt il y a trois ans

Une enquête a été ouverte après l'enlèvement de cette dirigeante de l'hôtel de luxe le Grand Hôtel à Cannes, déjà victime en décembre 2013 d'une tentative de kidnapping. Enlevée à la mi-journée en bas de son domicile alors qu'elle se trouvait dans son 4x4, deux des trois ravisseurs, cagoulés, ont contrainte cette femme d'affaires âgée de 76 ans à monter à bord d'un véhicule utilitaire. Et ont pris la fuite.

Il y a trois ans, Jacqueline Veyrac avait déjà été victime d'une tentative de kidnapping. Elle n'avait pas déménagé, n'avait pas modifié ses habitudes et n'avait pas renforcé sa sécurité. Les enquêteurs vont entendre les proches de la septuagénaire, et les témoins de l'enlèvement. La vidéosurveillance va également être exploitée.

"On met en place des dispositifs qui font qu'on essaie d'arriver jusqu'aux malfaiteurs et deuxièmement si on paie, on prend le risque que les malfaiteurs tuent l'otage et c'est la porte ouverte à de futurs enlèvements et séquestrations", note Charles Pellegrini, ancien chef de l'Office central de répression du banditisme.

Céline Hussonnois-Alaya