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Enfant gravement blessé par un scooter: le conducteur mis en examen

(Illustration) Police nationale.

(Illustration) Police nationale. - DENIS CHARLET / AFP

Le pronostic vital de la jeune victime n'est plus engagé, selon le parquet lyonnais.

Le conducteur d'un scooter, qui a grièvement blessé un enfant de cinq ans mercredi à Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon), a été samedi mis en examen pour "blessures involontaires aggravées" et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué dans un communiqué le parquet de Lyon. Ce dernier, qui avait requis la détention provisoire du mis en cause, a fait appel de la décision de la remise en liberté de l'individu.  

Le pronostic vital de la petite victime "ne se trouve plus engagé", a poursuivi le parquet lyonnais, précisant néanmoins que l'accident a causé à l'enfant "une ITT évaluée à 30 jours par le médecin légiste l’ayant examiné". A sa prise en charge, le garçonnet souffrait d'un traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale.

Le conducteur déjà connu des services de police

Âgé de 25 ans, le mis en examen, qui avait pris la fuite après l'accident avant de se livrer à la police jeudi soir, a désormais l’interdiction "de paraître à Vaulx-en-Velin, de conduire tout véhicule à moteur et d'entrer en relation avec la victime ou sa famille". Déjà connu des services de police et de la justice, il est le principal suspect de l'accident qui s'est produit mercredi vers 21h avenue Voltaire, non loin du centre ville au cours duquel le garçonnet traversait la route à vélo avant de se faire renverser.

Trois circonstances aggravantes ont été retenues contre le chauffard comme la "conduite d’un véhicule non homologué et à une vitesse excessive, le délit de fuite et l’usage de stupéfiants (son analyse sanguine ayant révélé la présence de cannabis)".

"Les investigations devront se poursuivre sur les circonstances exactes de cet accident, les éléments recueillis dans le temps de l’enquête ne permettant cependant pas de caractériser la commission d’un rodéo", a ajouté le parquet, comme le soupçonnaient dans un premier temps les autorités.

H.G. avec AFP