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Enseignant décapité en région parisienne: quatre personnes dont un mineur placées en garde à vue

Un professeur d'histoire-géographie, qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, a été décapité près d'un collège vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.

C'est la fin de ce live.

C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi.

Quatre personnes dont un mineur placées en garde à vue

Quatre personnes dont un mineur placées en garde à vue après l'attaque d'un enseignant d'histoire-géographie ce vendredi dans le Val-d'Oise, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, qui a été tué par des policiers, selon cette source.

L'assemblée des Tchétchènes d'Europe condamne l'attaque

L'Assemblée des Tchétchènes d'Europe, possible nationalité du suspect présumé responsable de l'attaque à l'encontre d'un enseignant d'histoire-géographie ce vendredi soir dans le Val-d'Oise, a condamné "ce crime affreux" dans un communiqué.

"L’Assemblée des Tchétchènes d’Europe condamne avec la plus grande fermeté ce crime et tient à affirmer de nouveau la position de ses membres qui consiste en la condamnation de toute forme d’extrémisme religieux et de tout acte de violence."

Elle a par ailleurs demandé aux hommes politiques et médias de faire attention "à l'impact que certaines déclarations peuvent avoir sur notre communauté en général", rappelant qu'"aucune communauté ne peut être tenue pour responsable pour tous les actes isolés de ses ressortissants."

Le professeur aurait déposé plainte pour diffamation quelques jours auparavant

"Le professeur décapité ce vendredi soir avait déposé plainte pour diffamation il y a quelques jours", explique sur notre antenne Dominique Rizet, spécialiste police-justice pour BFMTV.

D'après nos informations, ce professeur avait été signalé récemment par des parents d'élèves, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression et la liberté de la presse.

Un parent d'élève avait par ailleurs dénoncé le contenu de ce cours et, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, donné la version racontée par sa fille, en classe de 4e. Cela aurait fait surgir des tensions dans les jours suivant amenant le professeur a déposé plainte pour diffamation.

Les professeurs n'ont pas été assez soutenus sur les questions de laïcité juge Alain Seskig, du conseil des sages de la laïcité

"Nous n'avons pas assez soutenus les professeurs sur la question de la laïcité", juge Alain Seksig, membre du conseil des sages de la laïcité.

"Aujourd'hui, nous avons entamé avec le ministère de l'Education nationale un processus différent où nous tenons à nous affirmer aux côtés des enseignants qui doivent savoir qu'ils peuvent s'adosser à leurs institutions", poursuit-il, citant notamment la publication d'un vade mecum de la laïcité à l'école.

Un homme se présentant comme un parent d'élève interpelle Jean-Michel Blanquer

Un homme se présentant comme le parent d'une élève du professeur décapité ce vendredi dans le Val-d'Oise a interpellé le ministre de l'Education sur Twitter.

"Monsieur le Ministre, c'etait le professeur de ma fille. Elle a eu cours aujourd'hui avec lui. Il leur a souhaité bonnes vacances en faisant une petite blague", écrit-il. Et de questionner: "elle est effondrée, terrorisée par la violence d'un tel acte. Comment lui expliquer l'innomable?"

"J'ai vu deux voitures de police arriver très très vite": une femme a été témoin de la fusillade à Eragny

Perquisitions en cours au domicile de l’assaillant et à différentes adresses

Des perquisitions sont actuellement en cours au domicile de l'assaillant et à plusieurs adresses, a appris BFMTV.

Les enquêteurs vont saisir du matériel informatique, des téléphones, cherche de la documentation pour tenter de retracer son emploi du temps pendant les dernières heures.

"L'obscurantisme ne passera pas", assure Emmanuel Macron

"Ils ne passeront pas !" (...) "Nous ferons bloc, ils ne passeront pas. L'obscurantisme ne passera pas. Ils ne nous diviseront pas", a affirmé Emmanuel Macron lors de sa prise de parole depuis Conflans-Sainte-Honorine, où un enseignant a été tué ce vendredi soir.

"J'appelle tous les compatriotes à faire bloc, à être unis, sans aucune distinction. Cette unité est indispensable. Les actes sont là et seront là. Avec fermeté. Rapides. Comptez sur ma détermination et celle du gouvernement"

Emmanuel Macron: le professeur décapité victime d'un "attentat terroriste islamiste caractérisé"

"Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd'hui parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d'expression", s'est exprimé Emmanuel Macron depuis Conflans-Sainte-Honorine où un enseignant a été décapité ce vendredi soir, qualifiant l'attaque d'un "attentat terroriste islamiste caractérisé".

Que sait-on de l'assaillant présumé?

L'homme suspecté d'être responsable de la mort d'un enseignant dans le Val-d'Oise ce vendredi est né à Moscou en 2002, selon nos informations. Il n'est pas connu des services de police, ni fiché S.

Il aurait crié "Allahou Akbar" peu avant l'attaque, selon les policiers du commissariat de Conflans présents sur place.

Qui était l'homme décapité?

Selon nos informations, l'homme décapité ce vendredi dans le Val-d'Oise était un père de famille de 47 ans. Il était professeur d'histoire-géographie depuis cinq ans.

Il avait récemment montré des caricatures de Mahomet en classe, dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

Cela avait suiscité la colère d'un parent d'élève qui a porté plainte et diffusé une vidéo sur le sujet regardée plusieurs dizaines de fois.

La rédaction de Charlie Hebdo réagit à l'attaque

"Charlie Hebdo fait part de son sentiment d’horreur et de révolte après qu’un enseignant dans l’exercice de son métier a été assassiné par un fanatique religieux", a réagi la rédaction du journal. "Nous exprimons notre plus vif soutien à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous les enseignants."

"L’intolérance vient de franchir un nouveau seuil et ne semble reculer devant rien pour imposer sa terreur à notre pays. Seule la détermination du pouvoir politique et la solidarité de tous mettront en échec cette idéologie fasciste."

L'homme décapité était un prof d'histoire d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Il avait été signalé le 5 octobre dernier par des parents d'élèves parce qu'il avait montré des caricatures de Mahomet en classe dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, d'après nos informations. 

François Hollande appelle à l'unité "face à la barbarie"

"Avec l’assassinat effroyable d’un professeur, la République et son école sont à nouveau la cible du terrorisme islamiste", s'est exprimé François Hollande sur Twitter. "Plus que jamais, nous devons être unis face à la barbarie et à l’obscurantisme.Mes pensées vont à la famille de l’enseignant et à toute la communauté éducative."

Bernard Cazeneuve: "L'école de la République a été ciblée"

"Ce 16 octobre 2020 est un jour du chagrin pour la France. De tout mon cœur et de toute mon âme, je pense à ce professeur assassiné par le fondamentalisme islamiste, à sa famille, ses proches, ses collègues, ses élèves", a réagi à son tour Bernard Cazeneuve.

"L'école de la République a été ciblée et à travers elle, notre Nation de citoyens. Dans le chagrin et face à la violence, les mots peinent à venir et pourtant il faut dire et agir en disant notre détermination à défendre la République", a-t-il poursuivi.

Macron est arrivé au collège de l'enseignant

Emmanuel Macron vient d'arriver au collège de l'enseignant décapité ce vendredi soir. Il est accompagné du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le rejoindra dans la soirée.

Il prendra la parole après avoir échangé avec des membres du personnel du collège.

"La barbarie au coin de la rue", déplore François Fillon

"Un professeur décapité. La barbarie au coin de la rue. Voilà où mène le totalitarisme islamique que j'ai maintes fois dénoncé. Plus d'aveuglement, plus de recul ! Il faut, tous ensemble, agir puissamment", a à son tour réagi l'ancien Premier ministre François Fillon.

Jean-Michel Blanquer s'adressera au personnel du collège et aux parents d'élèves demain

"Demain, je recevrai les représentants des personnels et des parents d’élèves", a annoncé le ministre de l'Education sur Twitter. "Je m’adresserai par vidéo à tous les professeurs, à tous les personnels et aux familles. Pour une réaction de solidarité absolue et de solidité de toute notre institution. La République ne cède pas ."

Jean-Michel Blanquer: "C’est la République qui est attaquée"

"Ce soir, c’est la République qui est attaquée avec l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs, un professeur", a réagi le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, sur Twitter. " Je pense ce soir à lui, à sa famille. Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face."

L'assaillant était un individu de 18 ans

Selon nos informations, l'homme qui est suspecté d'avoir décapité l'enseignant dans le Val-d'Oise ce vendredi était un individu de 18 ans né à Moscou. Il aurait crié "Allahou Akbar" peu avant l'attaque.

L'Assemblée nationale debout pour dénoncer un "abominable attentat"

Dans une ambiance empreinte d'émotion, les députés se sont levés à l'Assemblée nationale pour "saluer la mémoire" de l'enseignant décapité et dénoncer un "abominable attentat".

Très affecté, le président de séance Hugues Renson (LaREM) a pris la parole juste avant l'interruption des débats à 20H00. "Nous avons appris avec effroi l'abominable attentat qui s'est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime."

Emmanuel Macron attendu à Conflans-Sainte-Honorine

Le président de la République se rendra sur les lieux de l'attaque a appris BFMTV. Selon nos informations, il est actuellement à la cellule de crise interministérielle ouverte place Beauveau.

Emmanuel Macron se rend à la cellule de crise de Beauvau

Emmanuel Macron se rend à la cellule de crise ouverte place Beauveau, a annoncé l'Elysée.

Gérald Darmanin est arrivé en France et se rend à la cellule de crise

Gérald Darmanin a annoncé être arrivé à Paris et se rendre à la cellule de crise ouverte.

"De retour à Paris, je me tiens informé en direct de la cellule de crise que j’ai faite ouvrir, en lien avec le Président de la République et le Premier ministre", a réagi Gérald Darmanin sur Twitter.

L'homme décapité était un prof d'histoire signalé par des parents pour avoir montré des caricatures de Mahomet

L'homme décapité était un prof d'histoire d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Il avait été signalé le 5 octobre dernier par des parents d'élèves parce qu'il avait montré des caricatures de Mahomet en classe, d'après nos informations, confirmant des sources policières à l'AFP.

Un incident signalé dans un lycée récemment

Selon nos informations, un signalement a été fait récemment dans un lycée de Conflans-Saint-Honorine, la commune où la victime a été tuée. Des parents d'élèves se plaignaient que des caricatures du prophète Mahomet aient été montrées par un professeur en cours.

Les enquêteurs s'interrogent actuellement sur un lien entre ces faits et l'attaque. Ce lien n'a pas été établi à cette heure.

"C'est d'une violence inouïe"

"C'est d'une violence inouïe", a réagi le maire d'Eragny Thibault Humbert sur notre antenne. "Il faut souligner la rapidité avec laquelle les policiers ont neutralisé l'individu".

La police conseille d'éviter le secteur

Dans un message publié sur Twitter, la police national du Val d'Oise recommande d'éviter le secteur au niveau du boulevard de la commune de Paris et l'angle du boulevard Salengro à Eragny.

Un observateur du parquet antiterroriste se rend sur place

Un observateur du parquet antiterroriste se rend actuellement sur place pour effectuer de premières constatations.

Gérald Darmanin se rend sur place

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se rend sur place, a appris BFMTV. Ce dernier, en déplacement au Maroc, a décidé de rentrer en urgence après s'être entretenu avec le président de la République et le Premier ministre. Selon nos informations, son avion a déjà décollé.

Le Premier ministre doit lui aussi se rendre sur place.

Un homme décapité dans le Val-d'Oise ce vendredi soir

Un homme a été décapité dans le Val-d'Oise ce vendredi soir, a appris BFMTV. Selon nos informations, le suspect présumé a été abattu par les forces de l'ordre.

Une enquête a été ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV