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EN DIRECT - Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme: le procureur évoque "une vraie scène de guerre"

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand - BFMTV

Trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé lors de leur intervention dans un hameau isolé près de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme.

Impossible de savoir pour l'heure si le forcené a prémédité son acte

"Ce qui est sûr, c'est qu'il était parfaitement aguerri dans le maniement des armes", déclare le procureur de la République de Clermont-Ferrand au sujet de Frédéric Limole. D'après l'enquête, le forcené avait équipé l'arme qu'il possédait d'un silencieux et d'une visée laser. Impossible de savoir, toutefois, s'il avait prémédité son acte et ce meurtre de trois gendarmes.

"La patrouille était trop peu nombreuse pour intervenir, (...) des renforts ont été appelés", rappelle-t-il.

"C'est une véritable scène de guerre à laquelle nous avons tous été confrontés"

Visiblement troublé, le procureur Eric Maillaud décrit "une véritable scène de guerre" découverte ce mercredi matin à l'issue de la frénésie meurtrière de Frédéric Limole. "Il reste un très gros travail", d'enquête, dit-il.

"Des centaines et des centaines de douilles, la maison incendiée, un individu surarmé, c'est véritablement une scène complètement atypique", estime le procureur.

Le procureur fait état d'un "profil inquiétant", qui croyait à "une fin du monde prochaine"

"Catholique pratiquant", Frédéric Limole était selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand "persuadé d'une fin du monde prochaine". Le procureur fait ainsi état d'un "profil inquiétant", qui était en conflit avec son ex-épouse, Catherine A., divorcée en 2015 et avec qui il avait eu un enfant en 2013.

D'après l'autopsie, Frédéric Limole s'est suicidé

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand affirme qu'au "regard des premiers éléments de l'autopsie, on a toutes les raisons de penser" que Frédéric Limole, le forcené qui a abattu trois gendarmes, "s'est suicidé" à l'issue de sa cavale.

Procureur de la République de Clermont-Ferrand rend hommage aux gendarmes

Lors d'une conférence de presse empreinte d'une grande émotion, Éric Maillaud, procureur de la République de Clermont-Ferrand a rendu hommage aux trois officiers disparus ce mercredi matin.

"L’émotion extrêmement forte au sein de la communauté des gendarmes et des magistrats, c’est une horreur criminelle qui a endeuillé cette nuit la gendarmerie nationale et trois familles", a-t-il souligné.

Ce dernier a ensuite égrainé les noms des trois gendarmes tués lors de l'opération.

"Je voudrais dire un mot pour ceux qui au péril de leur vie sont venus secourir. Le brigadier Arnand Mavel, célibataire, sans enfants, un peu plus de 20 ans, il se destinait à une carrière militaire. Rémi Dupuis, pacsé et père de deux enfants. Le lieutenant Cyril Morle, marié père de deux enfants. Cela fait beaucoup de morts, de drames et de chagrin dans une période à tous points de vue compliquée."

Darmanin évoque "l'un des événements les plus tragiques de l'histoire de la gendarmerie" hors terrorisme

Arrivé dans le Puy-de-Dôme, Gérald Darmanin a estimé que la mort des trois gendarmes était, hors terrorisme, "l'un des évènements les plus tragiques" de l'histoire de la gendarmerie. Il a dénonce "les circonstances particulièrement ignobles" du drame, sans entrer dans les détails.

Le forcené était lourdement armé

Le forcené qui a tué trois gendarmes ce matin était lourdement armé, indique une source proche du dossier à BFMTV: une arme de guerre et au moins deux pistolets automatiques ont été retrovués. L'homme était tireur sportif.

Emmanuel Macron rend hommage aux trois gendarmes tués, "nos héros"

Le président de la République a réagi sur Twitter à la mort des trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme cette nuit.

"Ils intervenaient pour secourir une femme victime de violences conjugales dans le Puy-de-Dôme, trois gendarmes ont été tués, un quatrième blessé. La Nation s'associe à la douleur des familles. Pour nous protéger, nos forces agissent au péril de leur vie. Ce sont nos héros", a écrit Emmanuel Macron.

Gérald Darmanin annonce que le forcené a été retrouvé mort

"Le forcené a été retrouvé mort", annonce Gérard Darmanin sur Twitter. Le ministre de l'Intérieur précise qu'il se rend sur place.

Plus de 300 gendarmes mobilisés

"Un dispositif de recherche est déployé sur le terrain" pour "localiser et interpeller le plus rapidement possible" le suspect, a expliqué sur BFMTV Maddy Scheurer, porte-parole de la Gendarmerie nationale. Au total, plus de 300 militaires sont déployés pour tenter de retrouver l'individu, âgé de 48 ans.

Si vous avez des informations, les autorités appellent à composer le 17. L'individu recherché "est suspectible d'être armé, dangereux", a rappelé un autre responsable de la gendarmerie sur notre antenne.

Les gendarmes sont intervenus après un signalement de violences conjugales

Les trois gendarmés tués dans le Puy-de-Dôme étaient intervenus après avoir reçu "en début de soirée un signalement de violence intrafamilale", a expliqué sur BFMTV Laurent Bitouzet, un porte-parole de la gendarmerie. Ils étaient "appelés à intervenir pour venir en aide à une femme victime des coups de son conjoint", ont précisé Gérald Darmanin et Marlène Schiappa dans un communiqué.

Les "opérations se poursuivent", selon le ministère de l'Intérieur

"De nombreux renforts de gendarmerie ont convergé rapidement vers Saint-Just, afin de mettre en place un bouclage de la zone", indiquent Gérald Darmanin et Marlène Schiappa dans un communiqué. "Le GIGN est arrivé sur place vers 2h30 du matin et conduit les opérations de reconnaissance et de recherches du mis en cause."

"À cette heure, ces opérations se poursuivent", précisent les deux ministres. "Tout est mis en œuvre pour interpeller l’individu et protéger les populations alentours."

Les jours du quatrième militaire blessé "ne sont pas en danger"

Un quatrième gendarme a été blessé "à la cuisse" au cours de l'opération. Gérald Darmanin et Marlène Schiappa précisent qu'il a été "pris en charge par les secours" et que "ses jours ne sont pas en danger".

Darmanin et Schiappa rendent hommage aux gendarmes tués

"Cette nuit, la Gendarmerie nationale a perdu trois des siens, trois de ses militaires animés par le service de la France." Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ont rendu hommage dans un communiqué aux trois gendarmes tués en intervention dans le Puy-de-Dôme.

Ils "expriment leur profonde tristesse à la suite des décès en mission du lieutenant Cyrille Morel, de l’adjudant Rémi Dupuis et du brigadier Arno Mavel, du groupement de gendarmerie départementale du Puy-de-Dôme".

Le brigadier Mavel, âge de 21 ans, a été le premier à succomber à ses blessures. Le lietenant Morel, 45 ans, et l'adjudant Dupuis, 37 ans, ont été mortellement touchés alors qu'ils effectuaient une reconnaissance en direction de la maison du forcené.

Le forcené est toujours en fuite

Le forcené est toujours en fuite, indique une source au sein de la gendarmerie à BFMTV.

"L'opération est toujours en cours", selon le maire de la commune

Le maire de Saint-Just, où a eu lieu le drame, a expliqué sur BFMTV que "l'opération est toujours en cours" et confirmé la présence du GIGN. Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, "au moins 7 membres" de cette unité sont sur place.

Selon l'élu, François Chautard, la maison du forcené a "été totalement détruite par l'incendie". Il affirme que les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si ce dernier est présent dans les décombres ou s'il a pu s'échapper.

Une intervention dans un hameau isolé

L'intervention des gendarmes a eu lieu dans un hameau isolé près de Saint-Just (Puy-de-Dôme). Les militaires tués appartenaient à la compagnie d'Ambert.

Trois gendarmes tués par un forcené

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct. Trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé cette nuit par un forcené dans le Puy-de-Dôme. Voici ce que l'on sait des faits à 6h30:

• Les militaires ont été alertés pour des faits de violence sur conjoint. Ils ont tenter de porter secours à une femme ayant trouvé refuge sur le toit d'une maison. Cette dernière a pu être mise en sécurité.

• Le forcené a mis le feu à sa maison. Avant cela, il avait visé les deux premiers gendarmes qui étaient intervenus, tuant l'un d'entre eux. Il a ensuite à nouveau tiré sur les militaires présents aux abords de l'habitation, faisant deux nouvelles victimes.

• L'opération est "toujours en cours de développement". C'est ce qu'affirme la préfecture du Puy-de-Dôme. Selon une source proche de l'enquête, "au moins 7 membres du GIGN sont sur place".

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