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EN DIRECT - Forcené neutralisé en Dordogne: aucun gendarme n'a été blessé lors de l'opération

Ce lundi matin, les forces de l'ordre tentaient toujours d'appréhender l'ancien militaire retranché depuis plus de 24h dans une forêt de Dordogne après avoir tiré sur des gendarmes appelés pour des violences familiales au Lardin-Saint-Lazare, un village à une trentaine de kilomètres de Sarlat.

Un homme qui a croisé l'ex-fugitif témoigne auprès de BFMTV

Un témoin a vu le forcené juste avant son arrestation ce lundi. Il raconte ces quelques secondes à notre antenne:

"Il était à pied dans un champ, il m'a regardé, a regardé les flics puis a traversé la route en courant. Après toutes les unités sont parties à sa recherche."

"Nous sommes complètement soulagés": la maire du Lardin-Saint-Lazare se réjouit du dénouement de la traque

Francine Bourra s'est félicitée de la fin de la traque de l'ancien militaire dans les Cévennes, celle-ci ayant abouti à l'interpellation du forcené.

"Nous sommes complètement soulagés, c’est enfin terminé, tout le monde respire", témoigne la maire sur notre antenne.

La maire indique avoir été informé ce lundi matin de la diffusion d'un appel à témoins:"on a compris que ça serait décisif, effectivement cela l'a été".

L'édile a également eu un message pour ses administrés, confinés depuis dimanche matin: "je les remercie ils ont été exemplaires dans la gestion de cette crise [...] Tout le monde a respecté les consignes, je les félicite pour leur exemplarité".

Le forcené blessé assez gravement à la gorge

Le forcené interpellé à la Condat-sur-Vézère a été blessé assez gravement à la gorge, a appris BFMTV d'une source proche de l'enquête.

Le général André Pétillot, commandant de la zone de défense, avait évoqué plus tôt dans la journée des "blessures graves" survenues au cours de son interpellation.

Forcené interpellé: un témoin raconte l'opération du GIGN

Pierre-Luc a assisté au déploiement du GIGN dans la commune de la Condat-sur Vézère où a été interpellé Terry Dupin, le forcené traqué depuis près de 36h.

"Ça courait de partout, avec les chiens, avec les blindés. Ils nous ont demandé de nous mettre sur le côté et d'attendre. On a vu le GIGN se déplacer dans les jardins et qui recherchait la personne", relate le témoin pour BFMTV, "trois quarts d'heure après on a entendu l'assaut, on a entendu trois coups de fusil".

Pourquoi le bracelet électronique n'a pas suffi à localiser le forcené

Condamné à plusieurs reprises pour violences conjugales, Terry Dupin était équipé d'un bracelet électronique, condition requise pour qu'il bénéficie d'un aménagement de peine.

Le modèle imposé à cet ancien militaire ne permettait cependant pas de localiser précisément le fuyard.

Dupond-Moretti remercie l'action des différents services de l'État ainsi que le "sang froid" de la population

Le garde des Sceaux a notamment félicité l'action des forces de l'ordre, celles-ci ayant permis l'interpellation du forcené.

"Un grand bravo aux services de gendarmerie, aux magistrats du parquet et à l’ensemble des services de l’Etat pour leur professionnalisme ainsi qu’aux habitants du Lardin-Saint-Lazare pour leur sang froid", a tweeté Éric Dupond-Moretti, "ce sont ces actions conjuguées qui ont permis l’arrestation du suspect."

Le préfet indique que le forcené est "gravement blessé" et va être évacué

Le préfet de la Dordogne s'est rendu en début d'après-midi à Condat-sur-Vézère, là où Terry Dupin a été interpellé pour "saluer" les membres du GIGN qui ont permis d'avoir une "fin de situation positive".

"On a beaucoup parlé de la commune du Lardin-Saint-Lazare mais la commune de Condat-sur-Vézère était aussi concernée, la population était confinée et a joué le jeu c'était important pour moi de les saluer", a ajouté le préfet

Le forcené "est gravement blessé, il est médicalisé et entre les mains du service de santé", a indiqué Frédéric Périssat, ajoutant que l'individu va être évacué.

Forcené interpellé: des failles autour de son parcours judiciaire?

Condamné à quatre reprises pour des faits de violences conjugales, Terry Dupin avait pu bénéficier début mai d'un aménagement de peine avec l'obligation de porter un bracelet électronique et de ne pas s'approcher de son ex-compagne, mère de ses trois enfants.

Retour sur le parcours judiciaire de cet ancien militaire, bien connu des autorités.

Un appel à témoins décisif

L'appel à témoins lancé ce lundi en fin de matinée par la gendarmerie de la Dordogne et relayé par la gendarmerie nationale a été décisif dans le dénouement de la traque en Dordogne.

Plusieurs habitants de la commune de Condat-sur-Vézère (Dordogne) ont reconnu Terry Dupin et sont alors venus trouver les gendarmes pour faire le signalement.

Deux salves de tirs ont alors eu lieu entre le forcené et les gendarmes, survenues à une vingtaine de minutes d'écart environ: Terry Dupin a ouvert le feu sur un véhicule du GIGN qui ont riposté. Le forcené a été blessé par balle puis interpellé, il souffre de "blessures graves".

Le forcené souffre de "blessures graves"

Le général André Pétillot a indiqué au cours d'un bref point de presse que le Terry Dupin, interpellé en milieu de journée, souffre de "blessures graves".

"Ce sont des blessures graves", a évoqué laconiquement le commandant de la zone de défense, "il était toujours dans la logique suicidaire".

"Le dénouement est celui que j'espérais": la maire du Lardin-Saint-Lazare réagit à l'interpellation du forcené

Francine Bourra s'est réjouie du dénouement de la traque menée depuis dimanche matin en Dordogne, celle-ci ayant abouti à l'interpellation du forcené, blessé par balle.

"Le dénouement est celui que j'espérais, je crois que toute la population est soulagée et j'espère qu'on n'aura plus jamais à revivre un tel événement", a réagi l'édile sur notre antenne.

La maire a également salué le comportement des habitants de sa commune: "ils ont fait preuve d'une grande patience, ont été extrêmement compréhensifs, je les en remercie".

"La vie normale reprendra réellement que demain matin", estime enfin Francine Bourra.

Retour "progressif à la vie normale" dans les prochaines heures

Le préfet de Dordogne a annoncé un "retour progressif à la vie normale" pour les communes avoisinantes au périmètres de recherche des forces de l'ordre.

"Nous allons revenir progressivement à la vie normale, cela veut dire que les axes vont être encore filtrés, perturbés dans les heures qui viennent pour permettre aux constatations judiciaires de se poursuivre", a précisé Frédéric Périssat.

Le forcené a été "neutralisé" après environ 36 heures de cavale.

Le forcené interpellé a cherché à sortir du périmètre de recherches

Le général André Pétillot, commandant de la zone de défense et de sécurité de Bordeaux, a fait savoir que le forcené recherché et interpellé ce lundi a tenté de sortir du périmètre de recherches établi par les gendarmes.

Aucun blessé parmi les forces de l'ordre, ni la population

Aucun blessé n'est à déplorer parmi les forces de l'ordre, ni la population, a indiqué le général André Pétillot au cours du bref point presse.

"Il n'y a aucun blessé parmi les gendarmes", a annoncé le commandant de la zone de défense, "il n'y a aucun blessé, la seule personne c'est l'auteur".

Le forcené blessé "sur un tir de riposte"

Le forcené, blessé par balle, a ouvert le feu à plusieurs reprises sur les militaires" avant d'être touché", a indiqué le général André Pétillot, commandant de la zone de défense au cours d'un bref point de presse.

"Sur un tir de riposte, il a été blessé. Il est actuellement dans les mains du service d'incendies et de secours pour sa prise en charge sanitaire", a précisé Frédéric Périssat, préfet de Dordogne.

Le forcené "blessé par balle"

Selon nos informations, le forcené a été "blessé par balle" par un tir de riposte du GIGN lors de sa "neutralisation" après environ 36h de cavale. On ignore la nature de ses blessures.

Dans un nouveau point presse consécutif à ces annonces, le préfet de Dordogne précise que l'individu est pris en charge par les secours.

Terry Dupin a été "neutralisé", annonce Gérald Darmanin

Dans un tweet publié en début d'après-midi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que Terry Dupin, le fugitif traqué depuis plus de 24h, a été "neutralisé."

"Merci aux gendarmes, et en particulier au GIGN, pour leur action déterminante ainsi qu’à l’ensemble des services de l’Etat mobilisés", a-t-il écrit.

Deux détonations entendues près de la zone de recherches

Selon notre envoyé spécial sur place, deux détonations ont été entendue près de la zone de recherches depuis midi. Selon nos informations, la gendarmerie dit qu'il y a eu une "phase de contact".

Le périmètre a été resserré à un petit quartier, sur 200 m², à la suite d'un appel à témoins. Un homme a dit aux gendarmes avoir aperçu et identifié le fugitif. Un témoignage pris très au sérieux par les forces de l'ordre.

Quatre blindés sont arrivés dans ce quartier et les gendarmes ont dit aux habitants de rentrer chez eux pour se mettre à l'abri. L'hélicoptère de la gendarmerie qui survole la zone s'est lui aussi rapproché de ce périmètre resserré.

Un homme "aguerri" et "endurant" parti "avec un sac"

Au cours de son point presse, le général André Pétillot a également affiné le portrait du fugitif.

"On a face à nous un individu aguerri, endurant, qui a l’habitude de vivre pendant plusieurs jours en autonomie. Dans sa formation militaire, il a pu rester plusieurs semaines sur le terrain. C’est quelqu‘un capable de résister longtemps, qui s’est peut-être préparé, on est dans cette démarche méthodique et pragmatique, de partir des faits dont on dispose", souligne-t-il.

En outre, le militaire a indiqué que le fugitif était parti "avec un sac", ce qui indique qu'il "a pu préparer un certain nombre de choses."

Une photo du fugitif mise en ligne

En fin de matinée, la gendarmerie de Dordogne a diffusé un portrait récent de Terry Dupin, l'homme de 29 ans toujours recherché par les autorités.

Né à Rosny-sous-Bois le 14 avril 1992, ce dernier est qualifié d'individu "dangereux" et est recherché pour "tentative d'homicide."

Un signalement a également été adjoint au cliché. On y apprend qu'il mesure 1m83, de corpulence athlétique, de type caucasien et porteur d'une barbe.

En cas de renseignements, il convient de contacter le 05.53.50.60.07.

Un appel à témoins va être publié

Également présent au moment de ce point presse, le général André Pétillot, commandant de la zone de défense et de sécurité de Bordeaux a assuré qu'un appel à témoins devrait être lancé dans la journée avec une photo récente du suspect.

"Cela permettra s'il y a des riverains ou des personnes qui l’aperçoivent, de nous informer . Cela nous permet une étape importante", a-t-il indiqué.

En outre, ce dernier a indiqué que la possiblité de diffuser un message de ses proches était une option.

"Le périmètre n'a pas changé", indique le préfet

Lors d'un point presse en fin de matinée, le préfet de Dordogne, Frédéric Perissat, a fait le point sur les recherches encore en cours au Lardin-Saint-Lazare.

"Le périmètre n’a pas changé, on est sur une piste de systématisation de nos actions et on éliminé au fur et à mesure des hypothèses de manière très pragmatique et minutieuse", a-t-il indiqué.

Ce dernier a rappelé que les autorités mènent une "stratégie de longue durée". "Les heures passent, mais le travail continue en profondeur. Toujours le même objectif, celui d’interpeller sans mettre en danger la population", a-t-il ajouté.

Le préfet de Dordogne s'exprimera à 11h

Alors que s'entame la seconde journée de traque de l'ancien militaire de 29 ans au Lardin-Saint-Lazare en Dordogne, le préfet du département Frédéric Périssat tiendra une conférence de presse à 11h.

Comment les gendarmes traquent le fugitif

Alors que la deuxième journée de recherches débute au Lardin-Saint-Lazare, le dispositif de recherches s'intensifie dans cette commune de Dordogne.

Ce lundi, ce sont encore quelques 306 gendarmes ainsi que des membres du GIGN de Toulouse et de Satory qui étaient mobilisés, épaulés par 11 voitures blindées, dont un véhicule blindé de type VBRG, ainsi que 7 hélicoptères qui survolent la zone.

Parmi les militaires mobilisés, tous ne sont pas déployés sur l'opération de ratissage, et une partie d'entre eux boucle la zone de recherches afin justement d'empêcher que le fugitif ne quitte pas le secteur. Pour les gendarmes mobilisés pour les recherches terrestres ou aériennes, la topographie des lieux joue en leur défaveur. La zone est en effet très dense, avec de nombreuses grottes dans lesquelles l'homme pourrait se dissimuler.

"Le temps joue pour nous", estime le préfet de Dordogne

Interrogé ce lundi matin après une nouvelle nuit de traque, Frédéric Perissat, préfet de Dordogne, a fait le point sur l'avancée des recherches. "L’objectif, je vous le rappelle, c’est de rester dans la durée, d’avoir les perspectives de retrouver cette personne sans exposer de vie humaine", a-t-il commencé.

"Cette nuit, on a continué les ratissages avec les outils que l’on peut utiliser la nuit, et nous continuons sur la même stratégie pour toute la journée", assure-t-il encore.

Dans son propos, le préfet assure également que le temps joue en la faveur des autorités. "Le temps joue pour nous, même si c’est contraignant pour la population, c’est pour cela que nous allons rencontrer l’équipe municipale. Nous nous inscrivons dans la durée, ça doit payer, l’objectif étant d’interpeller cette personne sans dégâts."

Des signalements cette nuit, mais qui n'ont amené à aucune piste

Selon nos informations, plusieurs signalements ont été effectués cette nuit auprès des gendarmes de la région. Des levées de doutes ont été faites, mais qui n'ont rien donné de concluant.

"S'il avait voulu tuer quelqu'un, ce serait déjà fait", estime un ancien collègue

Ancien collègue du fugitif, Maxime a travaillé avec lui "pendant plusieurs années". Il le décrit, sur BFMTV, comme un "grand gaillard avec beaucoup de cœur".

"Il était très bosseur, très travailleur, toujours ponctuel et très bon camarade, toujours le sourire aux lèvres. Mais par contre il ne se laissait pas faire. Il a toujours eu l'esprit militaire, il était souvent habillé en treillis. Il avait toujours la coupe de cheveux à la militaire", se souvient-il.

Maxime a reçu un message du forcené ce dimanche matin. Il a découvert qu'il avait essayé de le joindre dans la nuit, mais son portable était en mode avion.

"Je pense qu'il ne veut pas tuer qui que ce soit, sinon ce serait déjà fait. C'est un très bon tireur, s'il avait voulu tuer quelqu'un ce serait fait", affirme-t-il sur BFMTV.

"C'est la douche froide": la patronne du fugitif témoigne

Plus de 24 heures après la fuite du fugitif au Lardin-Saint-Lazare, le portrait de ce dernier se dessine peu à peu. Dimanche à l'antenne de BFMTV, Sophie, la patronne du fugitif qui l'a embauché en août dernier comme chauffeur de poids lourd se dit "choquée."

"Elle (l'ex compagne du fuyard, ndlr) habite pas très loin de chez lui et a vu les scellés sur sa maison. On a fait le rapprochement avec les indications qu'il y avait aux informations: trois enfants, de l'armée...", a-t-elle expliqué.

Il s'agit, selon elle, de quelqu'un "d'exemplaire" au travail, "de très droit, à qui on n'a rien à reprocher".

"Ce genre de choses ça paraît assez impromptu et fou. C'est la douche froide, ça fait bizarre", a-t-elle réagi sur notre antenne.

La traque se poursuit ce lundi matin

Après plus de 24 heures de recherches intensives, la traque du forcené se poursuit ce lundi matin. Le fugitif reste introuvable, malgré les plus de 300 gendarmes mobilisés et les rotations de 7 hélicoptères.

Dimanche soir, le général André Pétillot avait indiqué lors d'une conférence de presse que ces gendarmes sont engagés "pour durer cette nuit, demain, le temps qu'il faudra pour interpeller cette personne et lui donner l'occasion de se rendre".

"Nous avons toujours l'espoir d'une reddition de cette personne. Si nous avions voulu le neutraliser, ce serait déjà fait. Nous mettons tout en œuvre pour qu'il puisse se rendre et éviter un drame dans nos rangs", avait-il poursuivi.

Quel est le profil du forcené?

Le suspect est un homme âgé de 29 ans qui est né en région parisienne. Il réside en Dordogne depuis l'âge de 7 ans et "a fait sa vie" dans ce département, a indiqué la procureure de la République de Périgueux.

Cet ancien militaire, décrit comme un "grand gaillard avec beaucoup de cœur", par Maxime, un ancien collègue de travail, a rencontré son ancienne compagne en 2013, sur Internet, a appris BFMTV. Leurs deux premiers enfants sont nés en 2014 et 2016. Leur relation a été ponctuée par des conflits et des séparations, que le fugitif a mal vécu.

Cet ancien militaire a été condamné à quatre reprises par la justice pour des violences conjugales "au préjudice de son ex-compagne", a révélé ce dimanche soir Solène Belaouar, la procureure de la République de Périgueux.

Ce que l'on sait de la chasse à l'homme toujours en cours en Dordogne

Dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de minuit, les gendarmes ont été appelés pour intervenir dans la commune de Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, pour des violences intra-familiales. L'ex-concubin d'une femme s'est présenté à son domicile et s'en est pris à son nouveau compagnon, a appris BFMTV auprès de la gendarmerie.

La jeune femme s'est alors enfuie et a été prise pour cible par son ex-concubin, un ancien militaire muni d'une arme à feu. L'homme, âgé d'une trentaine d'années, a ensuite déambulé dans les rues du village et déclaré vouloir s'en prendre aux gendarmes. Il leur a tiré dessus, endommageant gravement deux véhicules.

Dimanche soir après toute une journée de chasse à l'homme il a été annoncé que le suspect n'avait toujours pas été retrouvé et était toujours retranché dans la forêt.

Sa traque est un travail qui "va être long et minutieux", a précisé Frédéric Périssat, le préfet de Dordogne, lors d'un nouveau point de situation.

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