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EN DIRECT - Affaire des écoutes: l'avocate de Sarkozy "ne doute pas" qu'il sera relaxé en appel

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu ce lundi son jugement dans l'affaire dite des écoutes. L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes", née en 2014 d'interceptions téléphoniques avec son avocat historique Thierry Herzog.

C'est la fin de ce live.

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Me Laffont "ne doute pas" que Nicolas Sarkozy sera relaxé en appel

"Tous les jours, nous défendons des personnes qui ont été condamnées par des premiers juges et qui sont relaxées devant la cour, et je ne doute pas que ce sera le cas de Nicolas Sarkozy", déclare sur BFMTV lundi Me Jacqueline Laffont.

"Il y a des questions juridiques qui pour moi ont été éludées, évacuées", assure-t-elle.

Corruption: "on est à des années lumières de cela", assure Me Jacqueline Laffont

Me Jacqueline Laffont a assuré sur BFMTV ce lundi que la condamnation de corruption contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire des écoutes était loin de la vérité.

Elle parle de "déclarations informelles avec un ami [Thierry Herzog] qui lui demande s'il est d'accord pour rendre un service à un autre ami [Gilbert Azibert] que lui-même ne connaît pas."

Elle parle d'un "coup de pouce", on "est quand même à des années lumières des réquisitions du parquet dans cette affaire qui parlait 'du plus haut spectre de corruption', ce qui est ridicule".

Selon l'avocate de Nicolas Sarkozy le jugement est "incompréhensible"

"L'appel était une évidence", a déclaré l'avocate de Nicolas Sarkozy Jacqueline Laffont lundi sur BFMTV. Elle a parlé d'un "effondrement total de l'accusation" lors du procès et déclaré que le jugement était "incompréhensible".

"Ce jugement n'existe plus, il est frappé d'appel", déclare l'avocate de Nicolas Sarkozy

L'avocate de Nicolas Sarkozy a lourdement insisté lundi soir sur BFMTV sur le fait que l'ancien président français avait fait appel, et qu'un nouveau jugement allait donc être rendu.

"Le jugement est derrière, ce jugement n'existe plus, il est frappé d'appel, il est anéanti par l'appel, la peine qui a été prononcée n'existe pas (...) nous sommes dans l'appel", a-t-elle déclaré.

Me Jacqueline Laffont invitée de BFMTV à 19 heures

L'avocate de Nicolas Sarkozy, Me Jacqueline Laffont, sera dans quelques minutes l'invitée de BFMTV.

Gérald Darmanin apporte "son soutien amical" à Nicolas Sarkozy

En marge d'un déplacement en Essonne, Gérald Darmanin a adressé quelques mots de soutien à l'ancien président de la République:

"Je ne commente jamais des décisions de justice. Chacun sait l'affection le respect que j'ai pour Nicolas Sarkozy, qui a été un grand président de la République. En ces moments difficiles, il a évidemment mon soutien amical, je n'oublie pas tout ce qu'il a apporté à notre pays."

Nicolas Sarkozy fait appel de sa condamnation

Maître Jacqueline Laffont, avocate de Nicolas Sarkozy annonce à l'antenne de BFMTV qu'il va former un appel contre cette condamnation, qui suscite leur "incompréhension" et leur "indignation".

"Le sentiment que nous avons aujourd'hui, en écoutant les quelques bribes de motivations livrées par le tribunal, c'est que cette décision est en décalage total avec la réalité de l'audience", souligne la pénaliste.

Nicolas Sarkozy "est calme est déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence" dans cette affaire.

"Un jugement normalement identifie les preuves. Là nous avons été dans un tribunal qui a été dans l'incapacité de trouver des preuves", ajoute Jacqueline Laffont.

Gilbert Azibert fait appel

L'ancien magistrat Gilbert Azibert, condamné à trois ans de prison dont un ferme, fait lui aussi appel de la décision, indique son avocat à BFMTV.

Nicolas Dupont-Aignan dénonce un "deux poids deux mesures"

Sur Twitter, le président de Debout la France a lui aussi réagi, dénonçant un "deux poids deux mesures" après cette condamnation de l'ancien chef de l'Etat.

"Eclatant deux poids deux mesures avec la condamnation de Nicolas Sarkozy: quand la justice sera-t-elle aussi sévère avec les délinquants qui trafiquent de la drogue et agressent nos policiers?", a interrogé Nicolas Dupont-Aignan.

Carla Bruni dénonce un "acharnement insensé"

"Quel acharnement insensé mon amour... Le combat continue, la vérité fera jour injustice", a publié sur Instagram Carla Bruni, en soutien à son mari.

Thierry Herzog fait appel de sa condamnation

Les avocats de Thierry Herzog, reconnu coupable de corruption passive et de trafic d'influence, annoncent qu'ils interjettent appel.

Une interdiction d'exercer la profession d'avocat pendant 5 ans a également été prononcée à son encontre.

Pour Raquel Garrido, "la marque de la Ve République est l'impunité du Président"

Sur Twitter, L'Insoumise Raque Garrido estime que ce jugement est le symbole de "l'impunité" du président sous le régime de la Ve République:

"La marque de la Ve République est l'IMPUNITE du Président. La sanction judiciaire des années plus tard est une satisfaction mais ne répare pas le défaut majeur de la Vème. Il faudra instaurer un contrôle PENDANT LE MANDAT, comme le droit de #révoquer les élus."

Christian Jacob fait part de son "soutien indéfectible" à Nicolas Sarkozy

Le président du parti Les Républicains Christian Jacob a fait part sur Twitter de son "soutien indéfectible" à Nicolas Sarkozy.

Pour le député de Seine-et-Marne, "la sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée."

Une condamnation "extrêmement choquante" pour Valérie Boyer

Valérie Boyer, sénatrice LR des Bouches-du-Rhône dénonce à son tour à l'antenne de BFMTV la condamnation de l'ancien président de la République:

"Je note que dans mon pays, on peut être condamné sur la base d'écoutes téléphoniques extorquées de façon illégale entre une personne et son avocat, ce qui est extrêmement choquant."

"Ce qui est constant, c'est que ce sont des hommes politiques de droite qui sont attaqués", souligne Valérie Boyer.

Julien Aubert (LR) déplore un jugement "quasiment excessif"

Julien Aubert, député Les Républicains du Vauclus fait par de sa "stupéfaction" à BFMTV. Ce dernier estime qu'il s'agit "d'un jugement peu étayé".

"Le dossier d'accusation me semblait particulièrement faible. (...) Et on connaît par ailleurs toutes les polémiques qui ont émaillé le PNF. (...) Je trouve le jugement final quasiment excessif", s'indigne Julien Aubert à notre antenne, évoquant un jugement "très très lourd".

Des faits "d'une particulière gravité" pour le tribunal

La présidente de la 32e chambre du tribunal correctionnel a estimé que les faits commis par les trois prévenus nécessitait "une réponse pénale ferme".

Concernant Nicolas Sarkozy, les faits commis sont d'une "particulière gravité ayant été commis par un ancien président de la République". "Nicolas Sarkozy s'est servi de son statut et de ses relations politiques et diplomatiques pour gratifier un magistrat", a déploré la juge. En tant qu'ancien avaocat, il "était parfaitement informé des obligations déontologiques" de son avocat.

Thierry Herzog et Gilbert Azibert également condamnés

Thierry Herzog a été reconnu coupable des mêmes faits que Nicolas Sarkozy. L'avocat a été condamné également à trois ans de prison dont deux avec sursis. Une interdiction d'exercer la profession d'avocat pendant 5 ans a également été prononcée.

Gilbert Azibert, reconnu coupable de corruption passive et de trafic d'influence a également écopé de trois ans de prison dont deux avec sursis.

Nicolas Sarkozy reconnu coupable

Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert sont reconnus coupables de corruption et de trafic d'influence.

L'ancien président de la République a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis.

Le chef du PNF présent dans la salle

Jean-François Bohnert, le patron du parquet national financier est présent dans la salle. Il a pris place aux côtés des deux procureurs, Céline Guillet et Jean-Luc Blachon qui ont requis dans ce dossier.

En décembre, il avait déjà assisté aux réquisitions, notamment pour défendre l'institution vivement attaquée par la défense.

La droite suspendue au jugement de Nicolas Sarkozy

À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle de 2022, la décision du tribunal correctionnel de Paris sera décisive à bien des égards. En l'absence de candidat naturel à droite, l'ex-chef de l'État a toujours le statut de dernier recours pour certains.

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Nicolas Sarkozy vient d'arriver dans la salle

Accompagné de son avocate Me Jacqueline Laffont, Nicolas Sarkozy vient d'entrer dans la salle du tribunal.

L'ancien chef de l'Etat salue l'ensemble des personnes déjà présentes dont son ami l'avocat Thierry Herzog

Une salle comble

Beaucoup de monde est présent pour assister à la lecture du jugement dans l'affaire dites des écoutes.

La salle d'audience principale est pleine, 30 minutes avant le début de l'audience. De très nombreux journalistes sont également installés à l'extérieur pour assister à l'arrivée des prévenus.

Nicolas Sarkozy présent pour son jugement

L'ancien président de la République sera présent au tribunal pour son jugement ce lundi après-midi.

Le "pacte de corruption" au coeur du procès

Tout l'enjeu de ce procès repose sur l'existence ou non d'un "pacte de corruption" entre les trois hommes.

Pour la défense, il n'a jamais été question de pacte. Nicolas Sarkozy a évoqué devant les juges "un service", "un coup de pouce" en faveur de son avocat et ami Thierry Herzog.

D'ailleurs, leurs avocats, comme celui de Gilbert Azibert, ont fait valoir que Nicolas Sarkozy n'avait pas obtenu gain de cause auprès de la Cour de cassation. Gilbert Azibert, sollicité pour obtenir des informations sur cette procédure, n'avait pas obtenu le poste convoité à Monaco pour lequel l'ex-président est soupçonné d'avoir interféré.

Selon la loi, il n'est cependant pas nécessaire que la contrepartie ait été obtenue, ni que l'influence soit réelle, pour caractériser les délits de corruption et de trafic d'influence.

De la prison ferme requise contre l'ex-président

Pour la première fois, de la prison ferme a été réclamée à l'encontre d'un ancien président de la République. Lors du réquisitoire, les procureurs du parquet national financier ont requis quatre ans de prison, dont deux ans ferme, pour Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert.

Si Nicolas Sarkozy était jugé coupable, il serait alors le deuxième président de la République à être condamné. Et le premier à de la prison ferme si le tribunal correctionnel de Paris suivait les réquisitions du PNF.

Nicolas Sarkozy, deuxième président à être condamné par la justice?

La présidente de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris va lire à partir de 13h30 son jugement dans l'affaire dite des écoutes. Nicolas Sarkozy a comparu en décembre dernier pour "corruption" et "trafic d'influence".

Avec ses deux co-prévenus, Thierry Herzog et Gilbert Azibert, ils sont jugés pour avoir conclu un pacte de corruption en 2014. A savoir l'obtention d'informations couvertes par le secret dans une affaire judiciaire concernant l'ancien chef de l'Etat via Gilbert Azibert, alors juge à la Cour de cassation, en échange d'un poste prestigieux à Monaco.

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