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Écoutes Sarkozy: la justice annule des actes d'enquête

Nicolas Sarkozy à Moscou le 29 octobre 2015.

Nicolas Sarkozy à Moscou le 29 octobre 2015. - Kirill Kudryavtsev - AFP

La justice a annulé ce lundi des actes de l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog d'être mis en examen pour des soupçons de corruption d'un magistrat, ont annoncé leurs avocats. Ces derniers veulent de nouvelles auditions de leurs clients.

Un tournant dans les déboires judiciaires de Nicolas Sarkozy? La cour d'appel de Paris a, notamment, annulé les convocations et les auditions de l'ancien chef de l'Etat et Thierry Herzog en octobre et novembre 2015, durant lesquelles ils n'avaient pas répondu aux questions des juges, ont déclaré Mes Jacqueline Laffont, Pierre Haïk et Philippe Dehapiot. Cela rend à leurs yeux de nouvelles convocations obligatoires, alors que les juges d'instruction avaient clos leurs investigations en février.

Cette fin de l'enquête fait planer la menace d'un renvoi en procès pour l'ancien chef de l'État, qui s'apprête à disputer dans quelques mois la primaire présidentielle de son camp. Mais de nouveaux interrogatoires retarderaient cette éventuelle échéance.

Des recours déposés par Sarkozy

Dans ce dossier, le 22 mars, la Cour de cassation avait validé les écoutes téléphoniques, principaux éléments à charge contre le président du parti Les Républicains, son avocat, Me Herzog, et l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert.

Dans une autre offensive judiciaire, Nicolas Sarkozy et Me Herzog avaient déposé d'autres recours, plus techniques, pour obtenir la nullité de leur convocation et audition à l'automne dernier. De leur point de vue, leur pourvoi en cassation sur les écoutes, validées une première fois par la cour d'appel le 7 mai 2015, maintenait la suspension du cours de l'enquête, ce qui rendait leur convocation chez les juges irrégulière à leurs yeux.

"La chambre de l'instruction a jugé qu'en continuant l'instruction, les juges d'instruction ont commis un excès de pouvoir", s'est félicitée Me Laffont à la sortie de la cour d'appel, qui a rendu sa décision à huis clos.

A.M avec AFP