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Drôme: deux adolescents interpellés pour agression homophobe

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- - Saint-Benoît sur l'île de La Réunion - Image Google Maps

Deux adolescents de quinze ans ont avoué avoir tendu un piège à un quinquagénaire et l'avoir passé à tabac en raison de son orientation sexuelle, à Nyons dans la Drôme en février.

L'homme est tombé dans un véritable guet-apens. Deux adolescents de 15 ans ont été interpellés mardi dans le Vaucluse, et placé en garde-à-vue pour agression en raison de l'orientation sexuelle de la victime. Ils ont reconnu avoir attiré un homme de 50 ans, à un faux rendez-vous amoureux, et l'avoir frappé à coup de barre de fer en raison de son homosexualité, révèle France Bleu Vaucluse.

En février, les deux jeunes entrent en contact via internet avec un homme originaire de Valréas dans le Vaucluse, à la recherche d'une relation amoureuse homo-sexuelle. Au cours de la conversation, les deux adolescents affirment être un homme de plus de dix-huit ans pour ne pas éveiller les soupçons de la victime. Ils fixent un rendez-vous le 24 février au soir, au stade de Nyons dans la Drôme voisine.

Deux adolescents bons élèves, inconnus de la justice

En arrivant sur les lieux du rendez-vous, l'homme voit les deux adolescents surgirent avec des barres de fer. Le quiquagénaire est tabassé et reçoit de nombreux coups sur le visage et le corps, tandis que les deux jeunes profèrent également des insultes à caractère homophobe. La victime n'a pu porter plainte que 10 jours après, à sa sortie de l'hôpital. Les enquêteurs retrouvent vite la trace des deux agresseurs grâce au téléphone portable utilisé pour attirer la victime dans le piège.

Les deux adolescents sont inconnus des services de police. Scolarisés au lycée ils sont plutôt bons élèves. En garde à vue, ils ont reconnu les faits et regretté l'agression à caractère homophobe. Ils ont été présentés à un juge pour enfants mercredi à Valence. Le parquet a requis leur placement en centre éducatif fermé. Un complice, tout juste majeur, accusé d'avoir accompagné en voiture les deux agresseurs sur le lieu de rendez-vous, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

G.D.