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Dix ans de prison en appel contre "Mamie jihad"

Dix ans de prison en appel contre "Mamie jihad", partie trois fois en Syrie

Dix ans de prison en appel contre "Mamie jihad", partie trois fois en Syrie - Benoit PEYRUCQ / AFP

Christine Rivière, surnommée "Mamie jihad", mère d'un jihadiste français devenu "émir" en Syrie, a été condamnée mardi à dix ans de prison par la cour d'appel de Paris.

La cour a confirmé la peine maximale prononcée en octobre 2017 à l'encontre de Christine Rivière. Cette femme de 52 ans, a pris connaissance de sa condamnation par visioconférence, elle écope de dix ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux tiers.

Conformément aux réquisitions du parquet général, les juges d'appel l'ont condamnée pour association de malfaiteurs à visée terroriste mais également financement du terrorisme, pour avoir "transféré ou fait transférer des fonds ou des biens à destination de combattants en Syrie".

Qui est "Mamie jihad" ?

"Elle était utile pour recruter des candidates au jihad, utile pour marier son fils avec des "vraies soeurs", utile pour fournir de la logistique à un certain nombre de jihadistes, utile pour collecter des fonds". 

Voici comment l'avocate générale décrit Christine Rivière, qui n'est autre que la mère de Tyler Vilus. Un combattant français rapidement monté en grade dans la hiérarchie jihadiste. Convertie par son fils, presque immédiatement radicalisée, elle avait été interpellée le 2 juillet 2014, au domicile de son aîné, alors qu'elle s'apprêtait à repartir en Syrie une quatrième fois.

"Elle n'a jamais dissuadé son fils mais au contraire l'a encouragé et félicité", avait déclaré la représentante de l'accusation. "Elle ne va pas en Syrie pour son fils, elle y va pour elle", avait-elle ajouté. "Elle se délecte les armes à la main".
N.Ga. avec AFP