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Deux jeunes filles radicalisées condamnées à de la prison à Saint-Etienne

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION). - Thomas SAMSON / AFP

Les deux jeunes filles, âgées de 17 et 14 ans au moment des faits, ont été condamnés à des peines allant de 10 à 15 mois d'emprisonnement.

Deux jeunes filles radicalisées, qui avaient projeté une attaque au couteau dans un commissariat de Saint-Étienne fin 2018, ont été condamnées par le tribunal pour enfants à des peines de prison partiellement assorties de sursis, a annoncé lundi le parquet de Saint-Étienne.

Domicilié en Gironde, un jeune homme, âgé de 17 ans à l'époque des faits, qui avait envoyé de nombreuses vidéos de propagande aux adolescentes, a pour sa part été reconnu coupable d'apologie publique du terrorisme et condamné à neuf mois d'emprisonnement, assorti d'un sursis probatoire.

Discernement altéré

Originaire du Nord-Isère, la première jeune fille radicalisée, âgée de 17 ans au moment des faits et présentée comme la leader du projet, a été condamnée mardi dernier à 15 mois de prison, dont cinq mois avec sursis probatoire.

Sa cadette, âgée de 14 ans au moment des faits, s'est vu infliger une peine de 10 mois d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire, son discernement ayant été reconnu comme altéré par les experts psychiatres.

"Le délit d'association de malfaiteurs à visée terroriste, qui aurait imposé la saisine du parquet national anti-terroriste, n'avait pas été retenu dans ce dossier pour tenir notamment compte de l'âge des auteurs", a précisé le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz.

Un projet d'attaque contre un commissariat

Ces condamnations, conformes aux réquisitions du parquet, "tiennent compte d'une évolution favorable des condamnés pendant l'instruction, grâce au très important travail de suivi de la Protection judiciaire de la jeunesse" chargée des contrôles judiciaires, a souligné le procureur.

L'affaire avait débuté les 9 et 10 novembre 2018 avec l'interpellation par la police judiciaire des deux adolescentes à la suite de la révélation faite au numéro vert du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation d'un projet d'attentat qu'elles auraient fomenté après s'être converties à l'Islam.

La plus jeune avait rapidement reconnu avoir eu le projet de "mourir en martyr" en attaquant, avec son aînée, le commissariat central de Saint-Étienne armées de couteaux.

Par B.R. avec AFP