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Des témoins racontent l'attaque de Villejuif

Un homme a fait un mort et deux blessés lors d'une attaque au couteau à Villejuif vendredi. Du drame à sa neutralisation par les forces de l'ordre, des témoins ont raconté son équipée meurtrière à notre antenne.

Un mort et deux blessés, c'est le bilan de l'attaque au couteau qui s'est produite vendredi en début d'après-midi. Le décompte aurait pu être encore plus lourd si des passants n'étaient pas parvenus à échapper aux coups de l'assaillant. De l'attaque à l'élimination du meurtrier par la police, des témoins ont retracé le drame devant nos caméras.

"J'ai appelé la police tout de suite"

Martin est l'homme qui a prévenu la police. C'est sur la route de son travail qu'il a découvert la scène. "J’allais travailler au Carrefour juste à côté de chez moi, en allant à pied. Je suis passé par le parc et quelqu’un m’a abordé en me demandant si je pouvais appeler la police. Il me disait que quelqu’un s’était fait poignarder à côté", s'est-il d'abord souvenu. "J’ai jeté un coup d’œil pour voir et j’ai bien vu une personne allongée avec du sang. Donc j’ai appelé la police tout de suite", a-t-il ajouté.

"Et je me suis dit que j’allais quand même aller travailler. Après avoir appelé la police, j’ai continué à marcher dans le parc. Et j’ai vu une personne traîner quelqu’un d’autre par terre. Je pensais que c’était l’assaillant mais on m’a dit que non. Je suis rentré chez moi en courant en disant aux gens que je croisais de rentrer aussi car quelqu’un avait été tué au parc et une fois chez moi, j’ai rappelé la police pour dire qu’il y avait d’autres victimes dans le parc", a conclu Martin.

"J'ai entendu trois détonations" 

Lenny était quant à lui présent lorsque l'assaillant a été abattu par les forces de l'ordre près du centre commercial de L'Haÿ-les-Roses. "J’étais en train de manger dans ma voiture et d’un coup j’ai entendu trois détonations de coups de feu donc je me suis demandé ce que c’était. Je suis sorti pour aller voir", a-t-il déclaré.

"A ce moment-là, j’ai vu un monsieur allongé par terre. Il ne bougeait pas trop. J’ai vu les policiers qui mettaient un périmètre de sécurité en place, disaient aux voitures de reculer, aux gens de rentrer dans le magasin. C’était assez tendu quand même. Les gens étaient paniqués, des gens couraient partout. Des dames pleuraient, beaucoup de gens étaient choqués", a-t-il poursuivi. 

Robin Verner