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De nombreux hommages après la mort du policier renversé à Bron

Elus, ministres et responsables syndicaux ont rendu hommage au policier mort après avoir été volontairement percuté samedi par un fourgon lors d'une tentative d'interpellation à Bron.

Les hommages se sont multipliés depuis l'annonce de la mort du policer renversé samedi à Bron par fourgon. Quelques heures après son décès des suites de ses blessures, Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, s'est rendu à Lyon pour rendre hommage au fonctionnaire.

"Un exemple de joie de vivre"

Intervenant brièvement devant la presse à la Direction de la sûreté départementale, Christophe Castaner a exprimé aux collègues de la victime "le soutien du ministère de l'Intérieur et, au delà, celui des Français, touchés par le décès d'un homme engagé pour leur sécurité au quotidien".

Le policier décédé était "un exemple de joie de vivre, de bonne humeur et d'engagement", a-t-il ajouté avant d'aller rejoindre la famille de la victime.

"La justice passera"

Le ministre, accompagné notamment du préfet du Rhône Pascal Mailhos, avait auparavant rencontré les collègues du fonctionnaire de police âgé de 45 ans, décédé lundi à 16h35, qui appartenait au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône. Ce groupe intervient lors d'interpellations délicates et dangereuses.

"Avec tristesse, j'ai appris le décès du gardien de la paix percuté à Bron. Avec gravité, j'exprime ma solidarité à sa famille et à ses collègues", a par ailleurs réagi lundi soir sur Twitter le Premier ministre Edouard Philippe.

"Avec force, j'affirme ma détermination à protéger ceux qui nous protègent et à traduire devant la justice ceux qui s'en prennent à eux", a-t-il ajouté.

"La mort de Franck, notre collègue délibérément fauché par des malfrats qu'il tentait d'interpeller à Bron, est une horreur. La justice passera, certes, sans pour autant le rendre à sa famille. Cette violence banalisée contre les policiers est insupportable", avait relevé un peu plus tôt dans un tweet le directeur général de la police nationale, Eric Morvan.

Des rassemblements mardi

Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a pour sa part adressé ses "plus sincères condoléances" à la famille et aux collègues du policier. "J'espère que les auteurs de ce crime seront rapidement appréhendés", a-t-il ajouté sur Twitter.

David Kimelfeld, président de la Métropole, a également présenté ses condoléances aux proches du policiers. "J'ai également une pensée pour ses collègues, réunis cet après-midi devant l'hôpital, qui exercent un métier difficile, au péril de leur vie", a-t-il écrit sur Twitter. 

"Tout mon soutien à la famille et aux collègues du policier de Bron décédé. Le choc, la tristesse sont immenses (...) Les meurtriers doivent être retrouvés et jugés", a estimé Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

Le syndicat Alternative Police a de son côté fait part dans un communiqué de sa "grande tristesse mais aussi (de sa) terrible colère". Les syndicats Alliance et Unsa-police ont également appelé à des rassemblements "silencieux" et "sans prise de parole" mardi devant les sites de la police nationale en réaction au décès de leur collègue.

Benjamin Rieth