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Police-Justice

Darmanin annonce l'interpellation du responsable du groupe d'ultradroite les Zouaves

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée, le 15 décembre 2021 à Paris

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée, le 15 décembre 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Selon le ministre de l'Intérieur l'homme a été arrêté pour "non respect de son contrôle judiciaire", après avoir participé à une manifestation samedi.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé jeudi l'interpellation quelques heures plus tôt d'un responsable du groupuscule d'ultradroite dissout, les Zouaves, pour "non respect de son contrôle judiciaire". Selon le ministre de l'Intérieur qui s'exprimait sur France Info, l'homme a participé samedi à un rassemblement en marge des manifestations contre le pass sanitaire au cours duquel des journalistes de l'AFP ont été agressés.

L'homme arrêté jeudi matin serait le leader du groupuscule, Marc de Cacqueray-Valmenier selon France Info.

"On le voit avec un mégaphone pour évoquer les slogans"

Notamment soupçonné d'être impliqué dans les violences commises lors du meeting d'Éric Zemmour à Villepinte en décembre, les Zouaves ont été dissous le 5 janvier en Conseil des ministres.

"À l'intérieur de ces gentils manifestants, il y avait des (membres) des Zouaves, et notamment la personne qui est le responsable des Zouaves qui avait fait le coup de poing lors du meeting de M. Zemmour". "On le voit avec un mégaphone pour évoquer les slogans", a expliqué Gerald Darmanin.

Comme on lui demandait s'il était "allé trop vite" en signalant ce rassemblement pour un "salut nazi" alors qu'il s'agissait selon les organisateurs d'un "clapping", il a répondu par la négative. Pour lui, "c'est de manière assez détournée désormais qu'on essaie d'avoir des comportements que l'on peut qualifier de factieux".

Une "complaisance vis-à-vis de l'extrême-droite dans notre pays"

"Il y a une sorte de complaisance vis-à-vis de l'extrême-droite dans notre pays. Il n'y a manifestement plus que le président de la République et le gouvernement pour dénoncer les petits pas de la bête immonde". Le ministre de l'Intérieur a estimé que la "droite républicaine et gaulliste, celle qui n'est pas au gouvernement, est très silencieuse, car très gênée".

Si Valérie Pécresse a toujours combattu l'extrême-droite, selon lui, il a mis l'accent sur le "silence" notamment d'Éric Ciotti, qui dit "qu'entre M. Zemmour et M. Macron, il votera M. Zemmour". "On voit, a poursuivi Gerald Darmanin, que les vannes sont ouvertes et comme dit l'autre, 'quand, il n'y a plus de bornes, il n'y a plus de limites'".

S. V. avec AFP