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D'extrême droite et d'extrême gauche, les skinheads veulent en découdre

Le mouvement skinhead existe à l'extrême gauche et à l'extrême droite

Le mouvement skinhead existe à l'extrême gauche et à l'extrême droite - -

Les années 80 correspondent à la grande époque des mouvements skinheads. Une époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé.

Le mouvement skinhead n’est pas forcément synonyme d’extrême droite, comme tendrait à le montrer les violences qui ont conduit au décès du militant antifasciste Clément Méric. Il existe aussi des skinheads antifascistes. Mais d’un côté comme de l’autre, une chose les unit: leur volonté d’en découdre.

Les années 80 correspondent à la grande époque des mouvements skinheads. Une époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé.

A l'extrême droite, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen a contribué à les calmer puisque ce dernier utilisait un certain nombre d'entre eux dans son service d'ordre. "Ils s’étaient calmés parce que tenus par le FN qui voulait se respectabiliser. Jean-Marie Le Pen les avaient prévenus, analyse Erwann Lecoeur, spécialiste de ce mouvement. Mais, depuis quelques temps, on sent que quelque chose réapparait en souterrain."

Ils "jouent à cache-cache"

En effet, le virage amorcé par Marine le Pen lors de sa prise de fonctions, a déplu aux plus radicaux. De nouveau, ils multiplient les actions coup de poing. Et les prises de bec avec les militants antifascistes resurgissent.

Selon une source policière citée par l'AFP, les "antifas" et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), mouvement créé par Serge Ayoub qui a démenti être lié à l'agression, jouent à cache-cache, "se cherchent" depuis quelques temps.

"Ce ne sont pas des idéologues, ce sont des gens qui depuis très longtemps sont dans une logique de confrontation violente avec leurs adversaires qui sont soit antifa, étrangers, homos", analyse le politologue Jean-Yves Camus.

La dernière rixe datait du 1er mai 2013 à Paris. Une quarantaine de personnes s’en étaient pris à un groupe de militants d’extrême gauche, venus rendre hommage à Brahim Bouarram, un Marocain tué par des skinheads d'extrême droite en 1995.


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S. A. avec Nicolas de Labareyre et Timothée Leblanc