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Crues: deux départements toujours en vigilance orange

Le village de Velars, en Côte d'Or, samedi.

Le village de Velars, en Côte d'Or, samedi. - -

Au lendemain d’une impressionnante crue, le réveil est difficile pour les Dijonnais: l’eau est entrée partout dans la ville, et des habitations ont été inondées. La vigilance orange est levée sur la Côte d'Or, mais reste valable dans l'Yonne et la Haute-Marne.

Dimanche, deux départements restent placés en vigilance orange par Météo France, en raison des crues impressionantes. Il s’agit de la de l’Yonne et de la Haute-Marne.

Dans l'Yonne, aux environs de Tonnerre et Chablis, la situation était toujours critique dimanche midi, avec une quarantaine de communes touchées par les crues de l'Armançon et du Serein, les plus fortes depuis au moins 2001. Selon la préfecture, la montée des eaux devait se poursuivre toute la journée et la nuit prochaine, avec parfois une hausse des niveaux pouvant atteindre 60 à 80 cm.

Dans les cinq localités les plus touchées, on recensait plus de 80 maisons inondées. Depuis samedi après-midi, les pompiers ont multiplié les interventions pour la mise en sécurité des personnes et des biens et 70 personnes ont dû être évacuées.

L'état de catastrophe naturelle déclaré

L'alerte sur la Côte d'Or a en revanche été levée par Météo France. Après les crues de samedi, Dijon et ses environs n'ont pu que constater les dégâts au réveil, dimanche matin. Mais la rivière Ouche a lentement commencé sa décrue, après être brutalement sortie de son lit samedi.

Le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, qui s'est rendu sur place, a estimé qu'on était "dans des records de crues depuis cinquante ans".

Malgré l'amélioration de la situation, la préfecture de Côte-d'Or a décidé de maintenir tout le week-end une cellule de veille, en contact avec les secours sur le terrain, pour surveiller l'évolution de la situation. François Rebsamen a demandé à Manuel Valls de déclarer l'état de catastrophe naturelle, afin de faciliter et accélérer l'indemnisation des victimes, ce que le ministre de l'Intérieur a accepté.