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CRS malades lors du déplacement de Hollande: le directeur de la police nationale s'agace

Les CRS dénoncent la multiplication de leur travail avec notamment la mise en place du plan Vigipirate.

Les CRS dénoncent la multiplication de leur travail avec notamment la mise en place du plan Vigipirate. - Loic Venance - AFP

Jeudi 30 avril, à l'occasion d'un déplacement à Brest, dans le Finistère, 44 fonctionnaires d'une compagnie de CRS sur 74 se sont faits porter pâle pour dénoncer leurs conditions de travail, notamment avec la mise en place du plan Vigipirate.

"Ca ne se fait pas"

Le directeur de la police nationale a rappelé aux CRS "l'impératif de sécurité" et a demandé aux sept directeurs zonaux des CRS, présents à Saint-Brieuc avec le directeur central des Compagnies républicaines de sécurité, Philippe Klayman, de "relayer son message".

Dans un contexte particulier en France avec le déploiement du plan Vigipirate, après les attentats terroristes du début d'année, Jean-Marc Falcone "a dit avoir conscience de la charge pesant actuellement sur les forces de l'ordre". Mais le DGPN, selon la direction, "comprend d'autant moins ce mouvement d'humeur" (...) "ça ne se fait pas", a-t-il ajouté, d'autant que ce dernier a "ouvert des négociations" sur les revendications des CRS.

Fatigue et ras-le-bol

De leur côté, les fonctionnaires ont tenu à faire savoir que leur mobilisation n'était en rien liée à François Hollande. "C'était simplement une mission de plus alors que les fonctionnaires marnent depuis des semaines et des semaines", notamment depuis les attentats de janvier et le renforcement du plan Vigipirate, a indiqué Eric Mildenberger, le délégué général CRS au syndicat Alliance Police Nationale.

Le syndicaliste précise également que les événements à Saint-Brieuc ne sont pas singuliers, et se sont déjà déroulés "dans 10 compagnies de CRS en France". "Ça montre bien la fatigue et le ras-le-bol" des fonctionnaires, a-t-il surenchérit.

Justine Chevalier avec AFP