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Les policiers de l'Elysée n'en peuvent plus de leurs conditions de travail

Les fonctionnaires se plaignent notamment du poids de leur équipement.

Les fonctionnaires se plaignent notamment du poids de leur équipement. - Patrick Kovarik - AFP

Les 180 fonctionnaires en charge de la sécurité du palais présidentiel dénoncent notamment le poids et la crasse de leur équipement, inadapté pour leurs longues heures de gardes statiques.

La grogne monte parmi la sécurité de l'Elysée. Les 180 policiers en charge d'assurer la protection du palais présidentiel n'en pourraient plus de leurs conditions de travail, croit savoir Le Canard Enchaîné. Une situation qui se serait encore dégradée avec la mise en place et le maintien sur le long terme du plan Vigipirate.

Selon le "registre de santé et de sécurité au travail", qu'a consulté l'hebdomadaire satirique, les témoignages des fonctionnaires pour se plaindre de leurs horaires ou de leur équipement se multiplient, certains affirmant même qu'ils seraient "hors de respect de l'être humain". Et faisant craindre un mouvement de grève prochainement.

"Douleurs insupportables"

Premier sujet de grogne: le "manque de cohérence du dispositif de protection". Les 180 policiers qui patrouillent autour de l'Elysée sont la plupart du temps affectés à des gardes statiques. Outre les "quatre jours ou trois nuits d'affilée", les fonctionnaires dénoncent leurs horaires.

"Lors du service extérieur, j'ai bitumé 8h45 sans pouvoir effectuer de pause", se plaint l'un d'entre eux auprès de sa direction. 

Ces longues heures de garde statique sont rendues un peu plus pénibles par l'équipement dont sont affublés les policiers. Avec l'instauration du plan Vigipirate, en plus d'un pistolet-mitrailleur et d'un second chargeur, les fonctionnaires en charge de la sécurité de l'Elysée ont dû changer de gilet pare-balles. Ils ont troqué un équipement léger pour en porter un plus lourd.

Apparition de boutons

Dans le registre, les agents juge ce dernier "inadapté pour de longues périodes de garde statiques" et se plaignent de "douleurs insupportables" dans plusieurs parties du corps.

Pire, les policiers dénoncent le manque d'hygiène de certains de leurs collègues. Obligés de se prêter leur nouvel équipement, certains gardiens de la paix assurent que "l'hygiène du gilet lourd laisse à désirer". L'un d'entre eux, interrogé par Le Canard Enchaîné fait état de "l'apparition de boutons au visage dus à la salubrité des gilets". Un autre, début avril témoigne lui de "l'irruption de plaques au visage". Déclarant "qu'en ce moment mon oeil gauche est infecté".

J.C.