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Covid-19: contrôles intensifiés dès ce vendredi dans les gares, les aéroports et aux péages

La liste des mesures renforcées s'étend, à partir de ce vendredi minuit, à 19 départements. Pour éviter les déplacements injustifiés, Matignon prévoit de renforcer les contrôles avec 90.000 policiers et gendarmes mobilisés.

Les contrôles vont "s'intensifier dès ce jour", dans les "gares, aéroports et péages routiers" tout en "poursuivant les contrôles de respect des gestes barrières" pour lutter contre le Covid-19, a indiqué ce vendredi Matignon. En déplacement en Gironde, Gérald Darmanin a expliqué devant la presse vouloir "s'assurer qu'il n'y ait pas de changement de départements et que les Français acceptent bien de rester sur leur territoire".

Par conséquent, "à partir de ce vendredi, il y a plus de 90.000 policiers et gendarmes mobilisés sur les péages, dans les gares et les aéroports pour contrôler. Ils vont faire beaucoup de pédagogie et ils verbaliseront les récalcitrants", a prévenu Gérald Darmanin.

Ces mesures interviennent alors que la situation est "critique avec l'entrée en action de la troisième vague et la prédominance du variant britannique".

"Une course contre la montre est engagée", a souligné Matignon dans un communiqué.

"Les semaines qui viennent seront difficiles"

Le chef du gouvernement a réuni les préfets et directeurs généraux des ARS des 19 départements faisant l'objet de mesures renforcées, pour un point de situation détaillé. Jean Castex a estimé lors de cette réunion que "plus que jamais, nous avons besoin de l'Etat, quoi que l'on fasse et quoi que l'on en dise", ajoute le communiqué.

Depuis que la Nièvre, le Rhône et l'Aube ont rejoint la liste jeudi, 19 départements sont soumis à des mesures de "freinage renforcé" de l'épidémie: pas de déplacements à plus de 10 km sans dérogation, pas de sortie de la région sans motif impérieux, de nouveaux commerces fermés et des demi-classes en lycée.

"Ces semaines qui viennent seront difficiles, nous prendrons toutes les mesures utiles en temps et en heure et il n'y a, à mes yeux, aucun tabou", a averti le président de la République Emmanuel Macron, tard jeudi soir après un Conseil européen en visioconférence.

AL avec AFP