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Collision mortelle sur une piste de ski: un jeune majeur devant la justice

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- - Illustration AFP

Un jeune majeur est jugé devant le tribunal de Gap pour "homicide involontaire" pour un accident sur une piste de ski. En 2014, il avait percuté un enfant de 7 ans, entraînant sa mort.

Le tribunal de Gap juge mercredi un jeune homme de 19 ans qui avait mortellement percuté un enfant de 7 ans en 2014 sur une piste de ski des Hautes-Alpes, où un radar marqueur de vitesse avait été installé.

L'audience a débuté à 15h00 à huis-clos devant le tribunal pour enfants en raison de la qualité de mineur du prévenu au moment des faits : il était âgé de 16 ans.

Le jeune homme est entré dans l'enceinte du tribunal accompagné de ses proches, tête basse et yeux rougis par les larmes. Seulement précédé dans la salle par les parents de la victime, dont il croisait le regard pour la première fois.

60 km/h

Le jeune majeur est jugé pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement". La peine maximale encourue est de 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, que l'excuse de minorité divise par deux, sauf cas très particulier.

Filao, 7 ans, est mort le 6 mars 2014 sur une piste bleu de la station de ski de la Joue-du-loup, dans les Hautes-Alpes, violemment percuté par l'adolescent, originaire d'Amiens.

Lors d'une reconstitution, l'enquête a établi que adolescent évoluait en ligne droite à vive allure - près de 60 km/h - lorsqu'il s'est présenté en rupture de pente en amont de l'enfant, qui fut projeté à 30 mètres par l'intensité de la collision.

Un radar jugé plus incitatif que préventif

Les parents du garçonnet, porteur d'un casque au moment du choc, n'ont depuis cessé de remettre en cause la responsabilité de la station de ski: elle est coupable à leurs yeux d'avoir installé un peu plus haut sur la piste de la collision un radar de vitesse plus incitatif que préventif.

En novembre 2016, la chambre de l'instruction de Grenoble a cependant confirmé le non-lieu prononcé à l'égard de la station de la Joue-du-Loup et rejeté l'appel des parents. Les réquisitions du procureur de la République sont attendues pour cette fin de journée.

G.D. avec AFP