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Chambéry: qui est l'aide-soignante soupçonnée d'avoir empoisonné neuf personnes?

La maison de retraite "Le Césalet", près de Chambéry, où ont eu lieu les empoisonnements.

La maison de retraite "Le Césalet", près de Chambéry, où ont eu lieu les empoisonnements. - -

Une salariée sans histoires, une personne "sereine": le contraste entre les faits reprochés et la personnalité de l'aide-soignante soupçonnée d'avoir empoisonné neuf pensionnaires d'une maison de retraite près de Chambéry, est saisissant.

Qui est cette aide-soignante suspectée d'avoir empoisonné neuf personnes âgées, dont six sont mortes, dans une maison de retraite des environs de Chambéry?

Avant son placement en garde à vue mardi, pour l'empoisonnement présumé d'une pensionnaire de 84 ans, la jeune femme de 30 ans n'avait jamais semblé avoir eu de comportement anormal. La médecine du travail lui avait délivré des certificats d'aptitude et elle était bien notée par sa hiérarchie.

La suspecte était employée de l'établissement depuis l'été 2012. Elle avait auparavant travaillé au sein de l'unité de soin continu de l'hôpital de Chambéry.

Une personne "sereine" aux "propos cohérents"

"Elle est sereine. C'est quelqu'un qui parle de façon cohérente, calme et posée", a décrit vice-procureure Dietlind Baudoin, jeudi après-midi lors d'une conférence de presse. Concernant les retraités empoisonnés, selon la procureure, la jeune femme a donné comme seule explication sa volonté de "les soulager", sans pour autant préciser ce qu’elle entendait par cela.

"C'était une jeune femme isolée d'un point de vue social", avait aussi noté la magistrate. 

Une femme marquée par la mort de sa mère

"Depuis la mort de sa mère (à l'été 2013), une fragilité avait été détectée. Elle était suivie par la médecine du travail", a précisé la vice-procureure, ajoutant que le traumatisme provoqué par la mort de sa mère "est peut-être une piste que va explorer le juge d'instruction".

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme était initialement soupçonnée d'avoir empoisonné une pensionnaire de 84 ans qui a sombré brutalement dans le coma le 27 novembre avant de mourir deux jours plus tard. Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.