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Cap-d'Agde: il retire son bracelet électronique et part vendre des stupéfiants sur la plage

Il a vraisemblablement réussi à se défaire du dispositif sans que les services pénitentiaires n'en soient alerté.

Il a vraisemblablement réussi à se défaire du dispositif sans que les services pénitentiaires n'en soient alerté. - Wikimedia Commons Jérémy-Günther-Heinz Jähnick

Le jeune homme de 25 ans a été interpellé mercredi sur une plage de l'Hérault avec en sa possession 166 g de cannabis et 47 g de cocaïne.

Un jeune homme a été condamné à treize mois de prison ferme jeudi pour avoir rompu son aménagement de peine pour aller vendre des stupéfiants sur une plage du Cap-d'Agde, signale Le Midi Libre.

Mercredi, au cours d'une patrouille de routine sur la plage de la Roquille, les CRS du Cap-d'Agde aperçoivent un individu qui s'enfuit au pas de course à leur approche. Parvenus à le rattraper, ils découvrent que le jeune homme, décrit comme blond avec le teint hâlé, transporte 166 g de cannabis et 47 g de cocaïne.

"Vous avez gagné le gros lot", leur aurait alors lancé le suspect. Et pour cause: les policiers vont bientôt découvrir que le dealer, âgé de 25 ans, est censé porter le bracelet électronique pour une condamnation passée.

"C'est minable ce que j'ai fait"

Présenté au tribunal jeudi en comparution immédiate, le jeune homme a confié avoir pris la décision fin juillet de se débarrasser du dispositif, pour fuir avec la quantité considérable de drogue qu'on lui avait confiée. Il a vraisemblablement réussi à se défaire de son bracelet sans que l'alarme ne se déclenche et que les services pénitentiaires ne soient alerté.

Selon le procureur, qui a requis un an d'emprisonnement avec mandat de dépôt, le jour de son interpellation, le jeune homme avait déjà vendu pour 1.000€ de stupéfiants. "C'est minable ce que j'ai fait, mais je savais qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible", assure-t-il.

13 mois de prison

Reconnu coupable, il a finalement été condamné à 13 mois d'emprisonnement - 3 pour évasion et 10 pour détention et vente de stupéfiants. Par ailleurs, les peines pour lesquelles il a déjà été condamné seront converties en emprisonnement ferme. 

Une erreur, selon son avocate, qui le décrit comme "jeune, fougueux". "J'en étais au point de demander une expertise psychiatrique. Mais la case prison n'est pas la solution", assure-t-elle. Si le bracelet électronique est en théorie inviolable, plusieurs cas de bracelets brisés ont déjà été recensés par le passé. 

C.R.