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Cannes: un homme arrêté après un triple meurtre

Des policiers sur les lieux de la prise d'otages à Trèbes, le 23 mars 2018.

Des policiers sur les lieux de la prise d'otages à Trèbes, le 23 mars 2018. - Raymond Roig - AFP

L'homme a été rapidement interpellé par les forces de police. Une enquête a été ouverte.

Un homme de 31 ans a tué à l'arme blanche son père, sa mère et sa soeur dimanche près de Cannes, dans les Alpes-Maritimes, dans un drame familial dont les raisons seraient "d'ordre psychiatrique", a-t-on appris de source policière et auprès du Parquet.

L'homme a été interpellé sur les lieux du drame, dans la commune du Cannet, vers 10h ce dimanche matin. Dans l'état des constatations, les enquêteurs écartaient "a priori un contexte de radicalisation", parlant de "raisons d'ordre psychiatrique".

"Selon certains éléments en cours de vérification, on peut penser que l'auteur présumé souffrait de troubles psychiatriques", a confirmé la procureure de la République de Grasse, Fabienne Atzori, évoquant "un différend familial".

Les policiers de Cannes ont été alertés par le cousin de l'auteur présumé des faits: "Un message téléphonique de son cousin l'avertissait qu'il avait ou qu'il allait tuer ses parents et sa soeur", a précisé Mme Atzori à l'AFP. 

Des raisons d'ordre psychiatrique

Le meurtrier présumé, placé en garde à vue, devrait être examiné par un médecin psychiatre dimanche en fin d'après-midi, afin de "tenter de comprendre son acte", a ajouté la procureure de Grasse.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour "meurtres aggravés" et confiée à la police judiciaire de Nice, les pompiers seraient intervenus samedi au domicile familial, des parents et de leurs deux enfants, après une tentative de suicide du fils.

La famille, des Chrétiens libanais très honorablement connus dans la ville, était parfaitement intégrée dans la vie de la cité, a précisé dimanche le chef de la police municipale du Cannet, Alain Cherqui, à Nice Matin: "Pourquoi une personne pète les plombs comme ça ? C'est un drame psychologique pour nous, (...) des faits abominables, (...) même si on est de la police, on ne s'en remet pas".

Cy.C