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Calais: "Pegida et moi n'avons rien à faire ensemble", assure le général Piquemal

Le général Piquemal lors de la manifestation anti-migrants à Calais le samedi 6 février

Le général Piquemal lors de la manifestation anti-migrants à Calais le samedi 6 février - BFMTV

Arrêté samedi à Calais lors d'une manifestation hostile aux migrants organisé par Pegida, le général Piquemal risque un an de prison pour "participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation". Il devait être jugé ce lundi en comparution immédiate, mais son procès a été repoussé au 12 mai prochain.

Contacté par BFMTV, le général Piquemal s'est désolidarisé des agissements de ce week-end.

"Je regrette réellement qu'il y ait eu ce groupe Pegida d'extrême droite, presque pro nazi", a-t-il déclaré. "Comme j'étais au milieu et que tout le monde me connaît, les micros étaient tendus, j'ai parlé comme ça", a-t-il justifié.

Accusé de racisme, l'ancien membre de cabinet militaire de Michel Rocard a tenu à se défendre. "S'il y a bien quelqu'un qui n'est ni raciste ni xénophobe, c'est bien moi, j'avais 145 nationalités qui servaient la légion", a-t-il lancé. Avant de conclure: "Pegida et moi, c'est la première et la dernière fois que nous sommes ensemble parce que nous n'avons rien à faire ensemble."

F. H.