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Caisse noire des policiers en charge des VIP: une enquête ouverte par l'IGPN

Le SPHP a été remplacé par la sous-direction de la protection des personnes.

Le SPHP a été remplacé par la sous-direction de la protection des personnes. - Patrick Kovarik - AFP

Le directeur de la police nationale a saisi la police des polices pour qu'elle vérifie si les policiers de la sous-direction de la protection des personnes disposent ou non d'une cagnotte illégale composée d'argent liquide remis par les personnalités dont ils assurent la protection.

"La motte" dans le viseur des bœuf-carottes. Le directeur de la police nationale a demandé aux agents de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) d'enquêter sur l'éventuelle existence d'une caisse noire tenue par les policiers de la sous-direction de la protection des personnes. Cette supposée cagnotte serait alimentée par des enveloppes remises aux agents par les personnalités dont ils assurent la protection.

Vendredi dernier, Le Parisien révélait l'existence d'une caisse noire alimentée depuis au moins 1995. Selon plusieurs témoignages, en plus de leur salaire, les 70 policiers de la division des missions temporaires, encadrés par une dizaine d'officiers, recevraient environ 400 euros de primes en moyenne par mois. Des "primes" obtenues grâce à la générosité des personnalités et délégations étrangères dont les "gardes du corps" de la police ont la charge.

"Procédure pénale"

Au total, chaque année, la cagnotte atteindrait 300.000 euros, répartis entre les policiers de manière très codifiée. Au moment de la sortie de l'article, le directeur générale de la police nationale (DGPN), Jean-Marc Falcone, rappelait le "devoir de probité" présent dans le code de déontologie de la police et de la gendarmerie. 

Interrogé par le quotidien, le DGPN a rappelé qu'il est "comme pour tout fonctionnaire, interdit pour les policiers de recevoir de la part d'un tiers des gratifications pour l'accomplissement de leur mission". "Si des éléments constitutifs d'une infraction sont mis au jour, un signalement au titre de l'article 40 du code de procédure pénale sera immédiatement adressé à la justice", a précisé une source policière.

J.C. avec AFP