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Béziers: six policiers blessés par des hommes alcoolisés lors d'un contrôle routier

Badge police (Illustration.)

Badge police (Illustration.) - Christophe SIMON © 2019 AFP

Six fonctionnaires de police ont été agressés dans la nuit de samedi à dimanche après un contrôle d'alcoolémie à la sortie de Béziers Plage. L'un d'entre eux doit subir une opération ce dimanche.

C'est la deuxième agression de policiers à Béziers en moins d'une semaine. Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 2 heures du matin, rapporte Midi Libre. Des agents de police, postés à la sortie de Beziers Plages sur la chemin rural Numéro 7, ont repéré un véhicule qui peinait à maintenir sa trajectoire. Après un test d'alcoolémie qui s'est révélé positif pour le conducteur, les fonctionnaires de police ordonnent l'immobilisation du véhicule. Aucun des trois passagers ne peut prendre le volant, tous étant ivres et sous l'emprise de stupéfiants.

Refusant d'obtempérer, les quatre hommes s'en sont pris physiquement aux policiers. Trois d'entre eux ont pu être interpellés avec l'aide de collègues appelés en renfort. Le dernier a pris la fuite, avant d'être arrêté plus tard dans la soirée. Il était revenu chercher sa voiture accompagné de sa mère. Entre temps, sa carte d'identité oublié sur un siège de la voiture avait déjà permis de l'identifier. C'est aussi l'homme qui s'est montré le plus violent envers les forces de l'ordre.

Six policiers blessés

Les six agents présents sur place souffrent de blessures plus ou moins importantes. L'un d'entre eux doit subir une opération ce dimanche et a dû être arrêté 15 jours. Un autre s'est vu délivrer une interruption temporaire de travail de 8 jours, il a plusieurs dents cassés et souffre d'une double fracture du nez, de la pommette et du plancher orbital, détaille Midi Libre.

Le syndicat de police Alliance n'a pas tardé à réagir. Il dénonce "des faits graves et intolérables" et réclame "des peines exemplaires contre les auteurs de ces faits". "Il faut que toutes ces violences cessent au plus tôt. Il faut sanctionner ces gens, vite et fort."

Camille Sarazin Journaliste BFMTV