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Balcon effondré à Angers: "On a vu à la fenêtre qu'il n'y avait plus nos amis"

L'écroulement d'un balcon samedi soir à Angers lors d'une pendaison de crémaillère a fait 4 morts et 14 blessés. Encore sous le choc, Lucien, un témoin de l'accident, se rappelle "d'un bruit sourd" avant de constater la disparition de ses amis à l'extérieur de l'appartement.

Une soirée d’étudiants dans un appartement du centre-ville d’Angers a viré au drame samedi. Alors que des jeunes fêtaient leur pendaison de crémaillère, leur balcon du 3e étage sur lequel se trouvait une quinzaine de personnes s’est soudainement effondré. "On n'était pas agités, on ne sautait pas comme des tarés. Tout se passait très bien", se souvient Lucien, un étudiant présent à la soirée. Jusqu'au moment où il entend "un bruit sourd", quelques secondes après avoir quitté le balcon.

"On s'est affolés et on a vu à la fenêtre qu'il n'y avait ni nos amis, ni notre balcon", se remémore-t-il au micro de RMC.

"Je suis descendu en courant le plus vite possible. C'était instinctif, je n'ai pas réfléchi. J'étais pris par l'émotion", témoigne Lucien.

"On a perdu nos meilleurs amis dans une même soirée"

Au rez-de-chaussée, l'étudiant se retrouve face à un amas de débris.

"Je n'ai rien pu faire pour ceux qui étaient en dessous des décombres", déplore le témoin.

Quatre personnes sont mortes et 14 autres sont blessées, dont quatre "sérieusement" mais sans danger de mort. "On a perdu nos meilleurs amis dans une même soirée. On fera le nécessaire pour que justice soit faite", assure Lucien, encore choqué par l'accident.

La cause accidentelle privilégiée

Les victimes avaient toutes entre 18 et 27 ans. Les causes de l’écroulement du balcon ne sont pas encore connues. Une enquête pour "homicides et blessures involontaires" a été ouverte, selon le procureur de la République.

L’immeuble, quant à lui, a été construit dans les années 2000. Une source proche de l’enquête pense que "la cause de cet accident dramatique est de toute évidence accidentelle". Par chance, personne ne se trouvait sur les balcons des deux étages inférieurs, entraîné dans l’écroulement du premier.

P. P. avec Marion Dubreuil