BFMTV

Bachir Saleh, ex-argentier de Kadhafi recherché par la France, blessé par balle en Afrique du Sud

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, le 12 décembre 2017 à l'Elysée

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, le 12 décembre 2017 à l'Elysée - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

L'ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi figure dans l'enquête menée depuis 2013 par la France sur les accusations de financements libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Bachir Saleh, l'ex-argentier de Mouammar Kadhafi que la justice française souhaite interroger dans l'enquête sur le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été blessé par balle en Afrique du Sud et hospitalisé, a indiqué ce dimanche son avocat français.

"Il a été agressé à bord de son véhicule vendredi et on lui a tiré dessus. Il est hospitalisé mais son pronostic vital n'est pas engagé", a déclaré Me Eric Moutet, confirmant une information du JDD.

Selon le journal, l'agression a eu lieu à Sandton, dans la banlieue de Johannesbourg.

Exilé en Afrique du Sud

Le nom de Bachir Saleh figure dans l'enquête menée depuis 2013 par la justice française sur des accusations de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, formulées par l'intermédiaire Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires libyens. L'ancien président a toujours rejeté ces accusations.

Aujourd'hui en exil en Afrique du Sud, ce proche de l'ancien dictateur libyen, évincé du pouvoir et tué en 2011, est visé par un mandat d'arrêt international.

Les magistrats français soupçonnent Alexandre Djouhri, un homme d'affaires proche de Nicolas Sarkozy, d'avoir aidé Bachir Saleh à quitter la France, en jet privé via le Niger au printemps 2012, alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays.

Alexandre Djouhri soupçonné

Les juges s'interrogent également sur la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes), pour environ 10 millions d'euros, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh.

Ils soupçonnent Alexandre Djouhri d'être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et de s'être entendu avec Bouchir Saleh pour fixer un prix d'achat "très surévalué", selon les éléments de l'enquête rapportés à l'AFP.

Arrêté en janvier à Londres notamment pour "détournement de fonds publics" dans le cadre de cette enquête, Alexandre Djouhri est dans l'attente d'une audience d'extradition vers la France. Jusqu'alors, il s'est toujours soustrait aux convocations de la justice.

Dans cette enquête, l'ex-secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant a déjà été mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, en raison d'un virement suspect de 500.000 euros.

C. P. avec AFP