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Attentats du 13 novembre: le procès débutera le 8 septembre 2021

Le tribunal de grande instance de Paris. (Image d'illustration)

Le tribunal de grande instance de Paris. (Image d'illustration) - AFP

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 durera plus de six mois, du 8 septembre 2021 à la fin du mois de mars 2022.

Le procès des attentats du 13 novembre, qui verra comparaître notamment Salah Abdeslam, seul terroriste encore vivant, se déroulera du 8 septembre 2021 à la fin du mois de mars 2022, a confirmé à BFMTV le parquet national antiterroriste. Quelque 110 journées d'audience sont prévues au total, du mardi au vendredi à partir de la mi-journée, selon une source proche du dossier citée par l'AFP. 

Plusieurs commandos ont pris pour cible le Bataclan, des terrasses de bar de la capitale et les abords du Stade de France, faisant au total 130 morts au cours de ces attaques revendiquées par l'organisation Etat islamique. Au total, 1.750 victimes se sont constituées partie civile. Des centaines d'avocats et de journalistes sont également attendus pour ce procès qui s'annonce historique.

20 accusés jugés

Initialement prévu au début de l'année 2021, ce procès hors norme avait dû être repoussé en raison de l'épidémie de coronavirus qui a bouleversé le calendrier judiciaire. Ces nouvelles dates d'audience ont été annoncées ce vendredi aux avocats référents lors d'une réunion d'organisation au palais de justice de Paris. Le procès nécessite la réalisation de travaux avec la construction d'une salle pouvant accueillir 550 personnes, au coeur du palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité.

Au total 20 personnes sont renvoyées devant la cour d'assises spéciale. 14 suspects seront jugés en leur présence, dont des logisticiens, convoyeurs et intermédiaires présumés. 11 d’entre eux sont placés en détention provisoire et les trois autres sous contrôle judiciaire. Salah Abdeslam, détenu en France et placé à l'isolement, sera notamment jugé pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", "meurtres en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". 

Six autres personnes, visées par un mandat d’arrêt, dont un homme détenu en Turquie, Ahmed Dahmani vont être jugées en leur absence. Outre ce dernier, Oussama Atar, un Belge soupçonné d'avoir planifié les attentats depuis la Syrie, sera lui jugé pour "direction d'une organisation terroriste" et "complicité de meurtres en bande organisée". Ce vétéran du jihad, identifié sous le nom de guerre d'"Abou Ahmed" et considéré comme un émir du groupe Etat islamique, n'a jamais été interpellé. Il est considéré comme mort par des services de renseignements.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier avec AFP Journaliste police-justice BFMTV