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Attentats du 13-Novembre: à un an du procès, la construction d'une structure spéciale a déjà commencé

Un palais de justice - image d'illustration

Un palais de justice - image d'illustration - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le procès hors-norme des attentats du 13 novembre se déroulera, à partir de janvier 2021, dans une cour créée spécialement à cette occasion. Les travaux ont commencé ce mercredi dans la salle des pas perdus du palais de justice de Paris.

L’audience devrait débuter en janvier 2021. Dans un an, l’ancien et historique palais de justice de Paris, situé sur l’île de la Cité, accueillera le procès des attentats du 13-novembre. Vingt accusés, 1700 parties civiles et des dizaines d’avocats et magistrats se succéderont à la barre pendant six mois. Et les préparatifs ont déjà commencé ce mercredi, rapporte Le Parisien.

Des travaux dans la salle des pas perdus

A procès exceptionnel, moyens exceptionnels: l’immense salle des pas perdus du palais - vaste vestibule au volume imposant - est en effet réquisitionnée pour l’occasion. Sous son plafond voûté, les travaux ont débuté ce mercredi afin d’édifier une structure spécifique, hautement sécurisée, qui servira de cour.

Dans ce lieu chargé d’histoire, qui renferme notamment la Conciergerie où Marie-Antoinette avait été incarcérée en 1793, la construction de cette salle d’assises éphémère est minutieuse et tient compte des sondages de sol et des piliers.

La disposition de la pièce a également fait l’objet de longues réflexions afin de garantir la sécurité des audiences auxquelles participera Salah Abdeslam, seul survivant des attentats du 13-Novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Une retransmission sécurisée des débats

Grâce à une modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse - qui interdit toute captation hormis celle des procès historiques - le ministère de la Justice a prévu de retransmettre les audiences via une connexion individuelle, accessible par un code sécurisé, pour les victimes qui souhaitent suivre les débats mais ne peuvent pas se déplacer. Cependant, les services judiciaires planchent encore sur un moyen d’éviter l'enregistrement et la diffusion de ces images en dehors de ce cadre.

Ambre Lepoivre