BFMTV

Ardèche: des skinheads d'extrême droite rassemblés pour du free fight

L'affiche de l'événement, postée sur Facebook en février dernier.

L'affiche de l'événement, postée sur Facebook en février dernier. - Montage BFMTV.com

Des néonazis venus de toute l'Europe se sont rassemblés samedi soir dans un village d'Ardèche pour un événement qu'ils ont réussi à garder secret jusqu'au bout.

Le mot était passé très discrètement sur les réseaux sociaux, et le lieu tenu secret jusqu'au dernier moment: samedi soir, des skinheads de mouvance néonazie se sont rassemblés dans un village d'Ardèche, Talencieux, pour une soirée de combats et de concerts, à la stupéfaction des habitants.

"Deux gars ont loué la salle des fêtes, sans préciser pour quel type d'événement c'était. La surprise a été là, ça en a impressionné quelques-uns ici", explique un habitant rencontré par BFMTV. "Ils étaient tous habillés en noir, des longs cheveux ou des crânes rasés", témoigne une autre riveraine. 

L'événement, organisé par la ligue nationaliste Pride France (Fierté de la France, Ndlr), consistait en un tournoi de free fight, un sport de combat extrêmement violent où tous les coups sont permis, et dont les compétitions sont interdites en France. Les combattants et les spectateurs, venus de différents pays d'Europe, ont afflué toute la journée du samedi dans la commune ardéchoise pour assister aux combats dans la soirée, sur un ring installé pour l'occasion, explique Le Dauphiné Libéré.

Des groupes de rock aux accents néonazis

D'après l'affiche de l'événement, deux concerts de rock étaient prévus au programme: Légitime violence, un groupe québécois connu pour ses textes fascistes et antisémites, et Gesta Bellica, un groupe italien d'extrême droite, de la mouvance musicale RAC, Rock anticommuniste. Selon France Bleu, il n'y a pas eu de débordements, et la soirée s'est terminée vers 2 heures du matin, sous l'oeil attentif des forces de l'ordre, mobilisées dans la journée.

Le maire de Talencieux, qui n'avait pas été prévenu de la teneur de l'événement, annoncé comme une "soirée privée", a déposé un arrêté dans la journée pour le faire interdire. En vain.

Alexandra Gonzalez