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Anti-corrida: Bardot condamne "la sauvagerie" des gendarmes

Brigitte Bardot a également annoncé son intention de porter plainte au nom de sa fondation pour traîner en justice "ceux qui ont blessé les protecteurs des animaux

Brigitte Bardot a également annoncé son intention de porter plainte au nom de sa fondation pour traîner en justice "ceux qui ont blessé les protecteurs des animaux - -

L'ancienne comédienne prend la défense des manifestants anti-corrida dans un communiqué. "Le droit d'exprimer son opposition" à la torture de taureaux doit être respecté, souligne-t-elle.

Brigitte Bardot prend la défense des manifestants anti-corrida. L'ancienne comédienne française, au nom de sa Fondation, condamne "sévèrement", dimanche dans un communiqué, "la brutalité et la sauvagerie avec lesquelles les forces de l'ordre et certains aficionados ont attaqué les manifestants anti-corrida" à Rion-des-Landes, samedi.

"Si la barbarie de tortures de taureaux et de sanglantes mises à mort est tolérée dans certaines régions au nom d'une tradition obsolète, ridicule, indécente et sadique, le droit d'exprimer pacifiquement son opposition doit être également et légalement respecté dans une démocratie", estime-t-elle.

Alors que les militants de la Fondation Brigitte Bardot, du CRAC Europe et d'Animaux en péril, ont illégalement envahi samedi les arènes de Rion-des-Landes, avant d'en être délogés par les gendarmes, huit blessés ont été comptabilisés parmi les manifestants, dont un plus gravement sorti dimanche matin du coma artificiel dans lequel il avait été plongé.

"Il y a zéro blessés parmi les gendarmes, zéro parmi les aficionados et huit parmi les militants. Il suffit de faire le compte pour savoir de quel côté venaient les violences", souligne le porte-parole de la Fondation, Bruno Jacquelin.

Une plainte au nom de sa fondation

Le colonel Fabrice Spinetta, chef du groupement des Landes, avait évoqué samedi une foule de manifestants "très agressive", dont les organisateurs "ne voulaient rien écouter". "De mémoire de Landais, on n'avait jamais vu quelque chose comme ça par ici", avait-il fait remarquer.

"Ca a été très violent. Ils se rebellaient" puis "ont projeté des barrières contre les portes des arènes puis balancé des fumigènes à l'intérieur", avait pour sa part témoigné Bernard Dehez, adjoint au maire de Rion-des-Landes, chargé de l'organisation de la corrida de samedi.

"Les gendarmes ont dû former un cordon de sécurité pour évacuer les spectateurs qui ont eu très peur", avait-il ajouté annonçant la volonté du club taurin de porter plainte notamment pour "dégradations" et "mise en danger de la vie d'autrui".

Brigitte Bardot annonce également son intention de porter plainte au nom de sa fondation pour traîner en justice "ceux qui ont blessé les protecteurs des animaux. Quels qu'ils soient", gendarmes ou aficionados, souligne Bruno Jacquelin.