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Landes: une action anti-corrida tourne au drame, 8 blessés

Les manifestants pointent du doigt l'intervention des gendarmes, mais les spectateurs dénoncent la virulence des anti-corridas (photo d'illustration).

Les manifestants pointent du doigt l'intervention des gendarmes, mais les spectateurs dénoncent la virulence des anti-corridas (photo d'illustration). - -

Samedi, un groupe d'anti-corridas sont descendus dans une arène en plein spectacle. L'affrontement avec les forces de l'ordre a fait huit blessés, dont un grave.

Une manifestation d'anti-corridas d'une rare virulence s'est terminée dans la confusion, samedi soir à Rion-des-Landes, en Aquitaine. Huit manifestants ont été blessés, dont un gravement, lors de l'intervention des forces de l'ordre.

L'action anti-corrida s'est produite au cours d'un spectacle taurin. Les militants, au nombre d'une centaine, s'étaient acquittés d'un ticket d'entrée. Au cours du spectacle, certains d'entre eux sont brusquement descendus dans les arènes en formant une chaîne humaine, tandis que d'autres allumaient des fumigènes.

"Quatre taureaux de 500 kg"

Les gendarmes sont intervenus pour les déloger. Renvoyés à l'extérieur de l'enceinte, ils se sont ensuite lancés sur le camion qui contenait les jeunes tauraux avant d'être de nouveau repoussés par les forces de l'ordre. Il s'agissait de "quatre taureaux de plus de 500 kg", a précisé le chef du groupement de gendarmerie des Landes, le colonel Fabrice Spinetta. "L'ouverture des portes (du camion) aurait fait prendre des risques énormes à la population."

L'homme grièvement blessé est tombé du camion lors de l'intervention des gendarmes et s'est blessé au crâne. Transporté au CHU de Bordeaux, il se trouvait toujours dans le coma samedi soir. Les "anti" accusent les forces de l'ordre d'être responsables de l'incident. Une enquête judiciaire a été ouverte sous la direction du procureur de Dax pour déterminer les circonstances de ses blessures.

"Les gens avaient peur"

Les spectateurs, en revanche, ont été choqués par la virulence de certains manifestants. "Ils se rebellaient", puis "ont projeté des barrières contre les portes des arènes et ont balancé des fumigènes à l'intérieur", a indiqué le maire-adjoint en charge de l'événement, Bernard Dehez.

A la fin du spectacle taurin, "les gendarmes ont dû former un cordon pour évacuer les spectateurs", a-t-il dénoncé. "Les gens avaient peur."

M. T. avec AFP