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Police-Justice

Alsace: "environ 80 sépultures" d'un cimetière juif profanées à Quatzenheim

Un cimetière - Image d’illustration

Un cimetière - Image d’illustration - DAMIEN MEYER / AFP

Emmanuel Macron va se rendre sur place, selon le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

"Environ 80 tombes" du cimetière juif de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg, ont été découvertes profanées ce mardi, a-t-on appris de la préfecture du Bas-Rhin. Cette dernière a condamné "avec la plus grande fermeté" un "acte antisémite odieux".

Emmanuel Macron se rendra sur place, ce mardi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, sur RTL. Ce déplacement interviendra avant la visite du chef de l'Etat au Mémorial de la Shoah, cet après-midi.

Croix gammées bleues et jaunes

"Ce mardi 19 février, environ 80 sépultures du cimetière israélite de Quatzenheim ont été découvertes profanées", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le parquet de Strasbourg, compétent dans cette affaire, a annoncé ouvrir une "enquête de flagrance" confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de la capitale alsacienne.

Selon un photographe de l'AFP, les tombes ont été marquées à la bombe de croix gammées bleues et jaunes. Une sépulture porte également l'inscription "Elsassisches Schwarzen Wolfe" ("Les loups noirs alsaciens"). Il pourrait d'agir d'une référence à un groupe autonomiste alsacien actif dans les années 70.

"J'ai envie de vomir"

Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte antisémite odieux et exprime son soutien le plus total à la communauté juive qui a une nouvelle fois été prise pour cible".

Tel a également été le cas de Sylvain Waserman, vice-président de l'Assemblée nationale et député LaREM de la deuxième circonscription du Bas-Rhin, ou encore de Jean Rottner, président de la région Grand Est.

"Ça ne s'arrête plus, c'est secousse après secousse. Je ne sais combien de temps on va tenir (...) J'ai envie de vomir", a avoué Maurice Dahan, président du consistoire israélite du Bas-Rhin.

Clémentine Piriou avec AFP